Praying with Refugees for hope
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| In South Sudan the fragility of life demonstrates the importance of community, Lobone, South Sudan (Christian Fuchs/JRS). |
Rome, 1 February 2013 – As we travelled toward Morobi, I was informed that Flabius, the head catechist in the village, had lost a daughter, and she had been buried only the day before. "He probably will not be at the seminar, Father, because there is much grief. This was his last child."
He had lost not only his twenty-one-year-old daughter – and his wife a few years ago – but over time seven children to war and disease. As for this last child, Sabina, the cause of death was unknown. She became ill and died within 24 hours. This happens in the bush; one day a person appears healthy, able to perform the daily tasks in the village and at home, and the next day she is gone, her body struck down by a swift and efficient killer.
At the Morobi chapel – Flabius appeared and took a seat off to my left. He is a frail, grey-haired man of about 50, small of stature, with a face dominated by huge gleaming eyes.
Later after the seminar Flabius, who had sat silently as we ate, asked to say a few words. Speaking in his native Bari, he said something like this:
"I don't have much to say, my brothers, sisters, Father. I've suffered deeply this past week with the death of my last child, and now I'm alone, and there's no one to assist me, except yourselves, for which I'm grateful".
We sat in silence for a long time, letting the rain of his words soak into the soil of our hearts. He concluded, his heavy eyes catching us all in a single glance:
"I don't have much more to say. Pray for me and thank you".
It was heart-breaking. Flabius knew that all were grieving with him.
I was witnessing the Body of Christ suffering and ministering simultaneously.
Reflections for prayer
When people suffer massive pain, they are at risk of becoming isolated, the prisoners of their own trauma, excluded by those who fear to share their fate, unable to communicate, although they long to experience and hear that there is life beyond the pain. Those are times when we need others to invade our space and to tell us that there are good reasons for us to move beyond the entrapments of trauma.
The real threshold is that first step out of the tempting isolation and self-victimisation, not only for those who suffer exclusion, but for all of us. Blessed are those community builders who dare to proclaim, demand and practice this "move out of isolation", who trust that the response to our suffering is through the presence and strength of others, who surround us and take away the veil of our blindness.
Jesus of Nazareth's authority and impact on people rested to a large extent, I imagine, on his capacity to foster friendships, His practice of community-building through the de-isolation, by sharing their fate.
The authority of Jesus emerges not only in the words and actions through which he restores our communities by opening them up to those we so readily exclude, but also in the proclamation of a dream, the Kingdom of God, which he likes to compare to a banquet that all of us enjoy together. It seems an impossible dream, a horizon that can never be reached, but Jesus' faith in a God who comes forward out of that horizon and makes it reality, is contagious.
Scripture for reading
Faith is the realization of what is hoped for and evidence of things not seen. (Hebrews, 11.1)
Prier avec les réfugiés pour l'espoir
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| Au Sud Soudan, la fragilité de la vie montre l'importance de la communauté, Lahorne, Sud Soudan (Christian Fuchs/JRS). |
Rome, 1 février 2013 - Tandis que nous voyagions vers Morobi, j'ai été informé que Flabius, le catéchiste-chef du village, avait perdu une fille, et l'enterrement avait eu lieu la veille. «Il ne viendra probablement pas au séminaire, Père, car il souffre beaucoup. C'était son dernier enfant.»
Il n'avait pas seulement perdu sa fille de vingt et un ans – et sa femme quelques années auparavant – mais aussi, au cours des ans, sept autres enfants, à cause des guerres et des maladies. Pour ce dernier enfant, Sabina, la cause du décès était inconnue. Elle était tombée malade, et est morte en moins de 24 heures. Cela arrive dans la brousse; un jour une personne apparaît comme étant en bonne santé, capable de vaquer à ses tâches à la maison et dans le village, et le lendemain elle est partie, son corps emporté par un tueur rapide et efficace.
A la chapelle de Morobi – Flabius est apparu et s'est assis à côté de moi. C'est un homme frêle, aux cheveux gris, âgé d'environ cinquante ans, petit de taille, et avec un visage dominé par de très grands yeux brillants.
Plus tard, après le séminaire où il était resté silencieux, tandis que nous mangions, il a demandé de dire quelques mots. Parlant dans son Bari natal, il a dit quelque chose comme ceci:
«Je n'ai pas grand-chose à dire, mes sœurs, mes frères, Père. J'ai beaucoup souffert cette dernière semaine à cause de la mort de mon dernier enfant, et maintenant je suis seul, il n'y a personne pour m'aider, sauf vous-mêmes, je vous en suis reconnaissant.»
Nous sommes restés longtemps assis en silence, en laissant la pluie de ses mot tremper dans le sol de nos cœurs. Il a conclu, en nous enveloppant tous d'un seul regard de ses yeux intenses:
«Je n'ai pas beaucoup d'autres choses à dire. Priez pour moi et merci.»
C'était déchirant. Flabius savait que nous souffrions tous avec lui.
J'assistais au Corps du Christ souffrant et soignant en même temps.
Réflexions pour la prière
Quand des personnes souffrent d'une très grave peine, elles courent le risque d'être isolées, prisonnières de leur propre trauma, exclues par ceux qui craignent de partager leur sort, incapables de communiquer, bien que désirant fortement expérimenter et entendre dire qu'il y a de la vie au-delà de la douleur. Ce sont des moments où nous avons besoin que d'autres envahissent notre espace et nous disent qu'il y a de bonnes raisons pour bouger au delà de l'enfermement du trauma.
Le vrai seuil est ce premier pas hors de la tentation de l'isolement et de la victimisation de soi-même, pas seulement pour ceux qui souffrent d'exclusion, mais aussi pour nous tous. Que soient bénis ces bâtisseurs de communautés qui osent proclamer, demander et pratiquer cette «sortie de l'isolement», qui croient fermement que la réponse à notre souffrance arrive à travers la présence et la force des autres qui nous entourent et enlèvent le voile de notre cécité.
L'autorité et l'impact de Jésus de Nazareth sur les gens reposaient en grande partie, j'imagine, sur Sa capacité d'encourager les amitiés, Sa pratique de construction de communauté en faisant sortir de l'isolement, en partageant le sort des souffrants.
L'autorité de Jésus émerge non seulement dans les mots et les actions par lesquelles il restaure nos communautés en les ouvrant à ceux que nous excluons si facilement, mais aussi dans la proclamation d'un rêve, le Royaume de Dieu, qu'il aime comparer à un banquet auquel nous prenons part tous ensemble. Cela semble être un rêve impossible, un horizon qui ne peut jamais être atteint mais la foi de Jésus en un Dieu qui s'avance de cet horizon et en fait une réalité est contagieuse.
Lecture suggérée pour la prière
Or la foi est la garantie des biens que l'on espère, la preuve des réalités qu'on ne voit pas (Epître aux Hébreux, 11.1)
Rezar con los Refugiados por la esperanza
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| En Sudán del Sur, la fragilidad de la vida demuestra la importancia de la comunidad, Lobone, Sudán del Sur (Christian Fuchs/JRS).
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Roma, 1 de febrero de 2013 – Cuando viajábamos hacia Morobi, se me informó que Flabius, el catequista jefe de la aldea, había perdido una hija, que había sido enterrada el día anterior. "Probablemente no estará en el seminario, padre, porque tenía un gran dolor. Era el único hijo que le quedaba".
En la capilla de Morobi, Flabius apareció y se sentó a mi izquierda. Es un hombre frágil y canoso de unos 50 años, pequeño de estatura, con un rostro dominado por unos enormes y brillantes ojos.
Más tarde, después del seminario, Flabius, que había permanecido sentado en silencio mientras comíamos, pidió decir unas palabras. Hablando en su lengua natal, el bari, dijo algo parecido a esto:
"No tengo mucho que decir, hermanos, hermanas, padre. Esta última semana he sufrido mucho por la muerte de mi última hija; ahora estoy solo sin nadie que me ayude, excepto ustedes, por lo que les estoy agradecido".
Nos sentamos en silencio durante un largo rato, dejando que la lluvia de sus palabras permease en la tierra de nuestros corazones. Y mirándonos a todos concluyó:
"No tengo nada más que decir. Rueguen por mí. Gracias".
Fue desgarrador. Flabius sabía que todos compartían su dolor.
Estaba siendo testigo del Cuerpo de Cristo que sufría e impartía el ministerio a la vez.
Reflexiones para la oración
Cuando las personas sufren un gran dolor corren el riesgo de aislarse, de convertirse en prisioneros de su propio trauma, de quedar excluidos por aquellos que temen compartir su suerte, incapaces de comunicarse, a pesar de que desean experimentar y oír que hay vida más allá del dolor. Esos son momentos en los que necesitamos que los demás entren en nuestro espacio y nos digan que hay buenas razones para que nos liberemos de las trampas del trauma.
La verdadera puerta de salida es ese primer paso para salir de la tentación del aislamiento y la autocompasión, no sólo para aquellos que sufren la exclusión, sino para todos nosotros. Dichosos los constructores de comunidad que se atreven a proclamar, exigir y practicar este "salir del aislamiento", que confían en que la respuesta a nuestro sufrimiento llega a través de la presencia y la fuerza de los demás, de quienes nos rodean y nos quitan el velo de nuestros ojos.
La autoridad de Jesús de Nazaret y su impacto en la gente descansaba, en gran medida, imagino, en su capacidad para forjar amistades, su práctica en la construcción de la comunidad a través del desaislamiento, al compartir su destino.
La autoridad de Jesús surge no sólo de las palabras y acciones a través de las cuales restaura nuestras comunidades abriéndolas a aquellos que tan fácilmente son excluidos, sino también de la proclamación de un sueño, el Reino de Dios, que a Él le gustaba comparar con un banquete que todos juntos disfrutamos. Parece un sueño imposible, un horizonte que nunca se alcanzará, pero la fe de Jesús en un Dios que llegará de más allá del horizonte y lo hará realidad, es contagiosa.
Lectura sugerida para la Oración
La fe es la garantía de los bienes que se esperan, la plena certeza de las realidades que no se ven. (Hebreos 11,1)
Pregare con i rifugiati per la speranza
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| In Sud Sudan la fragilità della vita dimostra l'importanza della comunità, Lobone, Sud Sudan (Christian Fuchs/JRS). |
Roma, 1 febbraio 2013 – Mentre viaggiavamo verso Morobi, ho saputo che Flabius, il capo catechista del villaggio, aveva perso una figlia, che era stata seppellita solo il giorno prima. "Probabilmente non verrà al seminario, Padre, soffre molto. Era la sua ultima figlia."
Aveva perso non solo sua figlia di 21 anni – e sua moglie, pochi anni prima – ma nel corso del tempo ben sette figli, a causa della guerra e delle malattie. Quanto alla sua ultima figlia, Sabina, non si sapeva la causa della morte. Si era ammalata ed era morta in 24 ore. Succede, nella savana; un giorno una persona sembra in salute, in grado di svolgere I suoi incarichi quotidiani al villaggio e a casa, e il giorno dopo non c'è più, colpita da un killer rapido e efficiente.
Alla cappella di Morobi – Flabius è arrivato e si è seduto alla mia sinistra. appeared and took a seat off to my left. È un uomo esile di circa 50 anni, dai capelli grigi, basso di statura, con il volto illuminato da enormi occhi scintillanti.
Più tardi, dopo il seminario, Flabius, che era rimasto seduto in silenzio mentre mangiavamo, ha chiesto di dire qualche parola. Parlando nella sua lingua madre, il bari, ha detto qualcosa come:
"Non ho molto da dire, fratelli, sorelle, Padre. Ho sofferto profondamente questa settimana per la morte della mia ultima figlia, e ora sono solo e non c'è nessuno ad assistermi, tranne voi. Vi sono riconoscente".
Siamo rimasti seduti in silenzio a lungo, lasciando che la pioggia delle sue parole bagnasse il suolo dei nostri cuori. Poi ha concluso, abbracciando tutti noi con un solo sguardo dei suoi occhi pesanti:
"Non ho molto altro da dire. Pregate per me e grazie".
È stato straziante. Flabius sapeva che eravamo tutti in lutto con lui.
Ero testimone del Corpo di Cristo che soffriva e allo stesso tempo si offriva per gli altri.
Riflessioni per la preghiera
Quando le persone affrontano un dolore enorme., rischiano di isolarsi, rimanendo prigioniere del loro stesso trauma, escluse da chi ha paura di condividere la loro sorte, incapaci di comunicare, anche se bramano di sperimentare e sentire che c'è ancora una vita oltre il dolore. Questi sono momenti in cui abbiamo bisogno che gli altri invadano il nostro spazio e ci dicano che ci sono buone ragioni perché ci liberiamo dalle trappole del trauma.
Il vero inizio è quel primo passo che porta fuori dall'isolamento e dal vittimismo, non solo per chi soffre per l'esclusione, ma per tutti noi. Beati sono quei costruttori di comunità che osano proclamare, richiedere e praticare questo "uscire dall'isolamento", che sono convinti che il modo di reagire alle proprie sofferenze passi attraverso la presenza e la forza degli altri, che ci circondano e rimuovono il velo della nostra cecità.
L'autorità e l'impatto di Gesù di Nazareth sulle persone si basava in larga misura, immagino, sulla Sua capacità di incoraggiare l'amicizia, sulla Sua pratica di costruzione di comunità attraverso il de-isolamento, condividendo il destino delle persone che incontrava.
L'autorità di Gesù emerge non solo nelle parole e nelle azioni, attraverso le quali ricostruisce le nostre comunità aprendole a coloro che siamo così pronti ad escludere, ma anche nella proclamazione di un sogno, il Regno di Dio, che ama paragonare a un banchetto di cui godremo tutti insieme. Sembra un sogno impossibile, un orizzonte che non può essere raggiunto, ma la fede di Gesù in un Dio che si fa avanti, fuori da quell'orizzonte, e lo rende realtà è contagiosa.
Lettura suggerita per la preghiera
La fede è fondamento delle cose che si sperano e prova di quelle che non si vedono. (Ebrei, 11.1)