
Le JRS se concentre sur deux domaines dans cette région: la guerre
civile colombienne et la détresse du peuple haïtien. Pour servir les
déplacés et les réfugiés colombiens dans trois pays voisins, le JRS est
présent non pas dans des camps, mais surtout dans les zones frontalières
et les banlieues des villes, où vivent en exclusion les personnes
déplacées par la violence dans les régions rurales. L'œuvre du JRS parmi
les Haïtiens se développe à la frontière entre Haïti et la République
Dominicaine, à Santo Domingo, et, depuis 2010, dans les camps de
rescapés au tremblement de terre, à Port-au-Prince.
Le JRS est présent en Amérique Latine depuis le début des années 1980,
longtemps avant de toucher les personnes déplacées par ces deux crises
humanitaires. L'engagement du JRS dans ces régions s'est développé en
1982 parmi les réfugiés du Salvador en Honduras et, en 1984, au Salvador
même. Le JRS est resté dans ce pays pendant près de 10 ans avant de
confier l'œuvre au Service de Développement Jésuite local. Une autre
intervention importante a eu lieu parmi les réfugiés guatémaltèques au
Mexique, de 1991 à 1997.
Au début des années 1990, l'attention s'est déplacée vers des
préoccupations plus actuelles. Présent en Colombie depuis 1994, le JRS
sert dans des endroits très affectés par la violence: Soacha, une
banlieue de Bogota; Magdalena Medio; Valle del Cauca, et, depuis 2010,
North Santander. En plus du conflit civil, un défi croissant en Colombie
est constitué par l'augmentation des déplacements dus au développement
de méga-projets et d'entreprises minières, qui déracinent les
populations de leurs terres ancestrales. En Colombie, l'attention du JRS
se concentre sur la construction de communautés où les gens peuvent
vivre en paix et dans la dignité. Ces activités incluent des activités
productrices de revenu, du conseil psychosocial, de la formation aux
droits de l'homme, et de la conscientisation.
Dans les pays voisins, Venezuela, Equateur et Panama, le JRS soutient
les réfugiés colombiens, en leur offrant une gamme de services,
notamment un soutien juridique et psychosocial, des programmes éducatifs
et producteurs de revenu, ainsi que de l'aide pour couvrir les besoins
essentiels, en cas de nécessité. Particulièrement ciblée est
l'intégration locale: travailler avec les communautés locales pour bien
accueillir les réfugiés.
La mission auprès du peuple haïtien date du début des années 1990, et
s'occupe de différentes questions liées au déplacement, toutes urgentes.
La défense des migrants haïtiens qui mènent une existence précaire et
privée de droits en République Dominicaine, a longtemps été le point
focal de l'intervention du JRS. Avant le tremblement de terre de Haïti
en janvier 2010, le nombre de Haïtiens vivant en République Dominicaine
était estimé à 500.000 – 800.000 personnes. Le JRS intervient à travers
un projet national intitulé Solidaridad Fronteriza (Solidarité
frontalière) et fait aussi partie du réseau de lobbying pour le droit à
la nationalité des Haïtiens nés en République Dominicaine.
Le tremblement de terre qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010 a mené à
une nouvelle dimension de l'œuvre du JRS. Le JRS a, au début, fourni de
l'aide d'urgence et, en mars 2010, a ouvert un bureau à Port-au-Prince
et a concentré son intervention sur l'accompagnement pastoral et
psychosocial dans sept camps de rescapés, localisés dans trois secteurs
de Port-au-Prince.
Amérique Latine et Caraïbes
tecnico.comunicacion@sjrlac.org
+57 1 3681466
http://sjrlac.org
Le Service Jésuite des Réfugiés est présent dans les lieux de troubles et de conflits en Colombie, Equateur, Haïti, Panama, République Dominicaine, Venezuela. Avec sensibilité, les volontaires du JRS accompagnent les déplacés, les réfugiés et les communautés d'accueil locales, en soutenant leur recherche d'une vie digne et juste qui puisse répondre aux besoins les plus ressentis, comme la régularisation de leur statut et leur identification, l'éducation, la santé, le travail. Ce processus d'accompagnement et de service fournit les éléments voulus pour dialoguer, coordonner et demander aux instances des Etats de mettre en oeuvre des politiques publiques qui garantissent pleinement le respect des droits humains.
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