Additional Pages
Syrie: Le Centre du JRS offre un nouveau départ aux Iraqiens
28 mai 2012

Le Centre du JRS Deir Vartan est situé à Midan, un faubourg situé au cœur d'Alep, en Syrie. Il propose une grande variété de services aux réfugiés, mais aussi aux Syriens en situation de vulnérabilité. (JRS)
Au centre nous nous sentons chez nous. Quelque part, le centre comble le vide laissé par le fait de ne plus avoir votre famille autour de vous. Tout le monde était tellement ouvert. On sentait que chaque personne avait sa valeur et ce quelles que soient son origine ethnique ou sa religion. Ce qui signifie que toute personne peut bénéficier de l'aide et des services», continue-t-il.
Alep, le 28 mai 2012 – La blessure de sa fille Ghufran qui a reçu une balle dans la jambe et l'attaque de sa maison et de son commerce ont été la dernière goutte d'eau pour Bassam Abdullah. Six jours plus tard il prenait la fuite. En 2010, trois ans plus tard, sa femme et ses quatre enfants ont rencontré le Centre Deir Vartan, et cela a changé sa vie.

En Iraq, Bassam était très inquiet pour la santé de ses enfants. Ghufran était particulièrement traumatisée par l'attaque, et par l'incapacité de son père à la prévenir.

Aujourd'hui, Bassam fait partie des quelques Iraqiens qui ont eu la chance de trouver un emploi et un endroit sûr pour sa famille. Cette dernière l'a fortement encouragé à suivre le cours en informatique internationale (ICDL – International computer driving licence) proposé par le JRS.

«J'ai 47 ans et au départ je pensais que ce serait difficile de reprendre des études. Mais en arrivant au Centre j'ai rencontré des gens supers. Je me sentais à l'aise. Je pouvais parler librement avec les gens. C'est comme si j'étais en Iraq. Tout le monde a à cœur de vous soutenir et de vous aider», déclare Bassam.

«Au centre nous nous sentons chez nous. Quelque part, le centre comble le vide laissé par le fait de ne plus avoir votre famille autour de vous. Tout le monde était tellement ouvert. On sentait que chaque personne avait sa valeur et ce quelles que soient son origine ethnique ou sa religion. Ce qui signifie que toute personne peut bénéficier de l'aide et des services», continue-t-il.

Bassam affirme que sa famille a largement bénéficié de cet état d'esprit.

«Mes filles sont sorties de leur coquille et sont devenues ouvertes et sociables, capables de nouer de véritables relations avec d'autres jeunes. Mon fils a neuf ans, et alors qu'avant il était souvent impoli, la participation à des activités pour les enfants lui a permis de se calmer. Aujourd'hui, il ne crie plus et il a appris à dire merci. Les activités éducatrices du JRS ont encouragé mes enfants à s'engager à fond dans les études pour être les premiers de leurs classes au sein de l'école publique», a ajouté Bassam.

Le soutien de ses amis a également permis à Bassam d'améliorer sa vie professionnelle.

«Je travaille désormais comme comptable…et depuis la fin de mon cours en ICDL mon travail est devenu plus facile. Je peux apprendre à mieux utiliser Internet et à améliorer mon travail. Je pense que l'ignorance ne s'arrête pas au fait de ne pas savoir lire et écrire, mais qu'aujourd'hui, elle s'étend à l'incapacité d'utiliser un ordinateur», affirme-t-il.

Et pourtant, lorsqu'il pense à l'avenir, Bassam s'inquiète de l'avenir de ses enfants, et de la possibilité de gagner sa vie correctement.

«Je n'ai jamais pensé à rentrer en Iraq. J'ai perdu tous ceux qui m'étaient chers. Ma mère est décédée et mes sœurs sont mariées. Au départ, je pensais m'installer en Syrie, mais aujourd'hui j'espère plutôt m'installer dans un pays plus sûr», déclare-t-il.

Zerene Haddad, JRS du Moyen Orient et de l'Afrique du Nord

Page 1 | 
Share your comments here
Name
Do not inlcude my name with this reflection.
Email
City State Country
Reflection
Yes, Add me to the JRS email list.