Philippines: carpentry in a post-conflict and post-disaster community
16 April 2012
16 April 2012
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| Natoy, 56 year-old carpenter and devout Catholic, is hosted in post-disaster, post-conflict Muslim communities as he helps rebuild their homes. Bubong, Lanao del Sur, Philippines (Louie Bacomo/JRS) |
| I can also see that something more than housing is being built in this Muslim community. Trust and dialogue about life emerge between him, a Christian carpenter, and the Muslim community with whom he works. |
Bubong, 16 April 2012 – Fortunato Anggot, 56 years old, has been a carpenter since he travelled with his father as a 16-year old apprentice.
"I've learned carpentry from my father, who was called to build houses in many places", he said while fixing a window jam. Perhaps that explains why he has brought his own 18-year old son along for this assignment.
JRS hired Natoy, as friends call him, to build permanent houses for the 50 Muslim families who lost their homes during the typhoon Sendong that hit Bubong, Lanao del Sur in December 2011. It is the rainy season, so Natoy and his son are sheltered in the village hall where they live and work, shaping wood into doors and windows.
Natoy has been doing carpentry in post-disaster and post-conflict Muslim communities in Mindanao for four years. The JRS local partner, MuCAARD, first hired him to build core shelters for Muslim families whose houses were burnt during the 2008 violence.
"I have worked in places where it is hard to sleep soundly at night. I always remember the exit route in case armed groups decide to attack", he said.
But the Muslim residents here have assured him of his safety as he builds their houses.
"They respect me even if I am a Christian and I have no problem with them".
The place where Natoy lives is a mixed community of Christians and Muslims. His brother has married a Muslim. In 2008, his town in Kolambugan, Lanao del Sur was attacked by Moro rebels and houses would have been completely burned down, if not for the intervention of Muslim leaders living with them.
Rebuilding a community. Back in Bubong, Natoy assesses the task ahead. He has already put up 15 houses with the assistance of the community. The family who will own the house helps haul the timber and provide an extra hand in the laborious process of roofing, walling, and flooring.
"There are aspects in building the house that I have to personally take over such as scaling and measurements, polishing the timber to shape", Natoy said, explaining the technical components of carpentry.
But the work is not always smooth. There are times when the extra help is not there, as families must work on farms or gather pebbles to sell instead of helping him finish the house.
There are more houses to be built after the first 15 are finished. Natoy remains positive to accomplish his task despite the challenges: irregular rains in summer, the strong winds last week that blew away the roof of some houses, and the ongoing rido (ethnic conflict) that turned violent in March.
Watching Natoy fit the zinc roof into the structure and work with the family who will live in the house, I can see his commitment. I can also see that something more than housing is being built in this Muslim community. Trust and dialogue about life emerge between him, a Christian carpenter, and the Muslim community with whom he works. It struck me that in the end, this dialogue of life and faith often becomes more solid and enduring in the process of reconciliation in post-conflict and post-disaster communities than the physical houses they will build.
"I work as hard as I can and people know that. I have a commitment to build these houses for the typhoon survivors in this area", he said.
Louie Bacomo, JRS Asia Pacific Regional Programmes Officer
Philippines: Etre charpentier dans une communauté sortant des conflits et d'un désastre
16 April 2012
Bubong, 16 avril 2012 – Fortunato Anggot, âgé de 56 ans, exerce le métier de charpentier depuis son apprentissage avec son père à l'âge de 16 ans.
«J'ai appris le métier de charpentier avec mon père qui se déplaçait pour construire de nouvelles maisons», dit-il tout en réparant une fenêtre bloquée. Ceci explique peut-être pourquoi ce jour-là il a pris avec lui son propre fils âgé de 18 ans.
Le JRS a embauché Natoy, c'est ainsi que ses amis l'appellent, pour construire des maisons destinées à 50 familles musulmanes qui ont perdu leur maison lors du cyclone Sendong qui a ravagé Bubong, Lanao del Sur en décembre 2011. Comme c'est la saison des pluies, Natoy et son fils s'abritent dans l'hôtel de ville où ils vivent et travaillent, et transforment du bois en portes et fenêtres.
Depuis quatre ans, Natoy fait son travail de charpentier dans des communautés musulmanes à Mindanao, dans un contexte marqué par les conflits et les catastrophes. MuCAARD, le partenaire local du JRS, l'a d'abord engagé pour construire des abris en bois pour des familles musulmanes dont les maisons avaient été incendiées au cours des violences de l'année 2008.
«J'ai travaillé dans des endroits où on peut difficilement dormir tranquilles la nuit. Je mémorisais toujours la sortie au cas où des groupes armés décideraient de passer à l'attaque», dit-il.
Mais les musulmans du lieu l'ont rassuré: ils veilleraient à sa sécurité pendant qu'il construisait leurs maisons.
«Ils me respectent, quand bien même je suis chrétien. Je n'ai aucun problème avec eux».
Natoy vit dans une communauté composée de chrétiens et de musulmans. Son frère a épousé une musulmane. En 2008, sa ville située à Kolambugan, Lanao del Sur a été attaquée par des rebelles Moro et les maisons auraient été réduites en cendres si les leaders musulmans vivant sur place n'étaient pas intervenus.
Reconstruire une communauté. A Bubong, Natoy évalue la tâche à accomplir. Avec l'aide de la communauté il a déjà érigé 15 maisons avec l'aide de la communauté. La famille qui possèdera la maison l'aide à monter les poutres et fournit un supplément de main-d'œuvre pour couvrir le toit, monter les murs et poser les sols.
«D'autres éléments de la construction me reviennent en propre: la préparation des plans et des cotes, l'ajustage des poutres», déclare Natoy, expliquant les composantes techniques de la charpenterie.
Mais le travail connaît aussi des à coups. Certains jours la main d'œuvre supplémentaire fait défaut, car les familles doivent travailler dans les fermes ou ramasser des galets destinés à la vente, au lieu de l'aider à finir la maison.
Après les 15 premières maisons, il faut en construire d'autres. Natoy est sûr de mener sa tâche à bien et ce en dépit des nombreux défis: les pluies irrégulières en été, le fort vent qui, la semaine dernière, a emporté le toit d'un certain nombre de maisons, le rido permanent (un conflit de clan) qui a pris une tournure violente en mars.
Je peux mesurer l'engagement de Natoy rien qu'à la manière dont il fixe le toit de zinc et dont il travaille avec la famille qui habite la maison. Mais je constate qu'il se construit bien plus que des maisons dans cette communauté musulmane. La confiance et le dialogue de vie émergent entre lui, un charpentier chrétien, et la communauté musulmane avec qui il travaille. Je suis frappé de voir qu'en fin de compte, ce dialogue de vie et de foi, dans des communautés engagées dans un processus de réconciliation au sortir de périodes de conflits et de désastres, est plus fort et plus durable que les maisons physiques qu'ils construisent.
«Je me donne à fond dans mon travail et les gens le savent. Je me suis engagé à construire ces maisons pour les survivants du cyclone vivant dans cette région», dit-il.
16 April 2012
| Mais je constate qu'il se construit bien plus que des maisons dans cette communauté musulmane. La confiance et le dialogue de vie émergent entre lui, un charpentier chrétien, et la communauté musulmane avec qui il travaille. |
«J'ai appris le métier de charpentier avec mon père qui se déplaçait pour construire de nouvelles maisons», dit-il tout en réparant une fenêtre bloquée. Ceci explique peut-être pourquoi ce jour-là il a pris avec lui son propre fils âgé de 18 ans.
Le JRS a embauché Natoy, c'est ainsi que ses amis l'appellent, pour construire des maisons destinées à 50 familles musulmanes qui ont perdu leur maison lors du cyclone Sendong qui a ravagé Bubong, Lanao del Sur en décembre 2011. Comme c'est la saison des pluies, Natoy et son fils s'abritent dans l'hôtel de ville où ils vivent et travaillent, et transforment du bois en portes et fenêtres.
Depuis quatre ans, Natoy fait son travail de charpentier dans des communautés musulmanes à Mindanao, dans un contexte marqué par les conflits et les catastrophes. MuCAARD, le partenaire local du JRS, l'a d'abord engagé pour construire des abris en bois pour des familles musulmanes dont les maisons avaient été incendiées au cours des violences de l'année 2008.
«J'ai travaillé dans des endroits où on peut difficilement dormir tranquilles la nuit. Je mémorisais toujours la sortie au cas où des groupes armés décideraient de passer à l'attaque», dit-il.
Mais les musulmans du lieu l'ont rassuré: ils veilleraient à sa sécurité pendant qu'il construisait leurs maisons.
«Ils me respectent, quand bien même je suis chrétien. Je n'ai aucun problème avec eux».
Natoy vit dans une communauté composée de chrétiens et de musulmans. Son frère a épousé une musulmane. En 2008, sa ville située à Kolambugan, Lanao del Sur a été attaquée par des rebelles Moro et les maisons auraient été réduites en cendres si les leaders musulmans vivant sur place n'étaient pas intervenus.
Reconstruire une communauté. A Bubong, Natoy évalue la tâche à accomplir. Avec l'aide de la communauté il a déjà érigé 15 maisons avec l'aide de la communauté. La famille qui possèdera la maison l'aide à monter les poutres et fournit un supplément de main-d'œuvre pour couvrir le toit, monter les murs et poser les sols.
«D'autres éléments de la construction me reviennent en propre: la préparation des plans et des cotes, l'ajustage des poutres», déclare Natoy, expliquant les composantes techniques de la charpenterie.
Mais le travail connaît aussi des à coups. Certains jours la main d'œuvre supplémentaire fait défaut, car les familles doivent travailler dans les fermes ou ramasser des galets destinés à la vente, au lieu de l'aider à finir la maison.
Après les 15 premières maisons, il faut en construire d'autres. Natoy est sûr de mener sa tâche à bien et ce en dépit des nombreux défis: les pluies irrégulières en été, le fort vent qui, la semaine dernière, a emporté le toit d'un certain nombre de maisons, le rido permanent (un conflit de clan) qui a pris une tournure violente en mars.
Je peux mesurer l'engagement de Natoy rien qu'à la manière dont il fixe le toit de zinc et dont il travaille avec la famille qui habite la maison. Mais je constate qu'il se construit bien plus que des maisons dans cette communauté musulmane. La confiance et le dialogue de vie émergent entre lui, un charpentier chrétien, et la communauté musulmane avec qui il travaille. Je suis frappé de voir qu'en fin de compte, ce dialogue de vie et de foi, dans des communautés engagées dans un processus de réconciliation au sortir de périodes de conflits et de désastres, est plus fort et plus durable que les maisons physiques qu'ils construisent.
«Je me donne à fond dans mon travail et les gens le savent. Je me suis engagé à construire ces maisons pour les survivants du cyclone vivant dans cette région», dit-il.
Louie Bacomo, Responsable des Programmes au sein du JRS Asie Pacifique
Filipinas: una carpintería para después del conflicto y del desastre
16 April 2012
Bubong,16 de abril de 2012 – Fortunato Anggot, de 56 años, ha trabajado como carpintero desde que, a sus 16 años, empezó a viajar con su padre como aprendiz.
"Aprendí la carpintería de mi padre, a quien llamaban para construir casas en muchos lugares", dice mientras coloca los marcos de una ventana. Quizás esto explica porque se ha traído a su hijo de 18 años para ayudarle.
El JRS contrató a Natoy, así le llaman sus amigos, para construir casas para las cincuenta familias musulmanas que perdieron sus hogares durante el tifón Sendong que golpeó Bubong, en Lanao del Sur, en diciembre de 2011. Es la estación de lluvias, así que Natoy y su hijo se albergan en la alcaldía donde viven y trabajan, transformando la madera en puertas y ventanas.
Natoy ha estado trabajando durante cuatro años como carpintero en las comunidades musulmanas de Mindanao que quedaron afectadas por el desastre y el conflicto. La contraparte local del JRS, MuCAARD, le contrató primero para construir los albergues para las familias musulmanas que fueron incendiadas durante la violencia de 2008.
"He trabajado en lugares donde es difícil dormir tranquilamente durante la noche. Siempre recuerdo cuál es la ruta de salida en caso de que los grupos armados decidan atacar", dice.
Pero los residentes musulmanes le han garantizado su seguridad mientras construye sus casas.
"Me respetan aún cuando saben que soy cristiano y yo no tengo problemas con ellos".
El lugar donde vive Natoy es una comunidad donde se mezclan cristianos y musulmanes. Su hermano se casó con una musulmana. En 2008, su aldea en Kolambugan, en Lanao del Sur, fue atacada por los rebeldes Moro y todas las casas hubieran sido incendiadas de no ser por la intervención de los líderes musulmanes que viven con ellos.
Reconstruir una comunidad. De regreso a Bubong, Natoy hace una valoración de la tarea que tiene por delante Ya ha levantado 15 casas con el apoyo de la comunidad. La familia que tendrá la casa ayuda cargar la madera echa una mano en el laborioso proceso de poner el techo, las paredes y el suelo.
"Hay aspectos en el proceso de construcción de una casa que tengo que asumir personalmente: la escala y las medidas, el pulido de la maderas…", cuenta Natoy, mientras explica los componentes técnicos de la carpintería.
Pero el trabajo no siempre es fácil. Hay veces que no hay quien ayude, ya que las familias deben trabajar en el campo o recoger piedras para vender y no pueden ayudarle a terminar la casa.
Aunque, hay más casas que construir después de las 15 que ha terminado, Natoy se muestra optimista y cree que podrá cumplir con su tarea a pesar del desafío que suponen las lluvias irregulares en verano, los fuertes vientos de la pasada semana, que se llevaron los tejados de algunas casas, y el actual ‘rido’ (conflicto entre clanes) que desembocó en actos violentos el pasado marzo.
Viendo cómo Natoy coloca el tejado de zinc en la estructura y cómo trabaja con la familia que vivirá allí, puedo percibir su compromiso. También puedo ver que algo más que un hogar se está construyendo en esta comunidad musulmana. La confianza y el diálogo sobre la vida emerge entre ellos: un carpintero cristiano y la comunidad musulmana con la que trabaja. Al final, este diálogo de vida y fe es a menudo más sólido y duradero en el proceso de reconciliación después del conflicto y del desastre que las casas que construirán.
"Trabajo tan duro como puedo y la gente lo sabe. Me he comprometido a construir estas casas para las víctimas del tifón en el área", dice.
16 April 2012
| También puedo ver que algo más que un hogar se está construyendo en esta comunidad musulmana. La confianza y el diálogo sobre la vida emerge entre ellos: un carpintero cristiano y la comunidad musulmana con la que trabaja. |
"Aprendí la carpintería de mi padre, a quien llamaban para construir casas en muchos lugares", dice mientras coloca los marcos de una ventana. Quizás esto explica porque se ha traído a su hijo de 18 años para ayudarle.
El JRS contrató a Natoy, así le llaman sus amigos, para construir casas para las cincuenta familias musulmanas que perdieron sus hogares durante el tifón Sendong que golpeó Bubong, en Lanao del Sur, en diciembre de 2011. Es la estación de lluvias, así que Natoy y su hijo se albergan en la alcaldía donde viven y trabajan, transformando la madera en puertas y ventanas.
Natoy ha estado trabajando durante cuatro años como carpintero en las comunidades musulmanas de Mindanao que quedaron afectadas por el desastre y el conflicto. La contraparte local del JRS, MuCAARD, le contrató primero para construir los albergues para las familias musulmanas que fueron incendiadas durante la violencia de 2008.
"He trabajado en lugares donde es difícil dormir tranquilamente durante la noche. Siempre recuerdo cuál es la ruta de salida en caso de que los grupos armados decidan atacar", dice.
Pero los residentes musulmanes le han garantizado su seguridad mientras construye sus casas.
"Me respetan aún cuando saben que soy cristiano y yo no tengo problemas con ellos".
El lugar donde vive Natoy es una comunidad donde se mezclan cristianos y musulmanes. Su hermano se casó con una musulmana. En 2008, su aldea en Kolambugan, en Lanao del Sur, fue atacada por los rebeldes Moro y todas las casas hubieran sido incendiadas de no ser por la intervención de los líderes musulmanes que viven con ellos.
Reconstruir una comunidad. De regreso a Bubong, Natoy hace una valoración de la tarea que tiene por delante Ya ha levantado 15 casas con el apoyo de la comunidad. La familia que tendrá la casa ayuda cargar la madera echa una mano en el laborioso proceso de poner el techo, las paredes y el suelo.
"Hay aspectos en el proceso de construcción de una casa que tengo que asumir personalmente: la escala y las medidas, el pulido de la maderas…", cuenta Natoy, mientras explica los componentes técnicos de la carpintería.
Pero el trabajo no siempre es fácil. Hay veces que no hay quien ayude, ya que las familias deben trabajar en el campo o recoger piedras para vender y no pueden ayudarle a terminar la casa.
Aunque, hay más casas que construir después de las 15 que ha terminado, Natoy se muestra optimista y cree que podrá cumplir con su tarea a pesar del desafío que suponen las lluvias irregulares en verano, los fuertes vientos de la pasada semana, que se llevaron los tejados de algunas casas, y el actual ‘rido’ (conflicto entre clanes) que desembocó en actos violentos el pasado marzo.
Viendo cómo Natoy coloca el tejado de zinc en la estructura y cómo trabaja con la familia que vivirá allí, puedo percibir su compromiso. También puedo ver que algo más que un hogar se está construyendo en esta comunidad musulmana. La confianza y el diálogo sobre la vida emerge entre ellos: un carpintero cristiano y la comunidad musulmana con la que trabaja. Al final, este diálogo de vida y fe es a menudo más sólido y duradero en el proceso de reconciliación después del conflicto y del desastre que las casas que construirán.
"Trabajo tan duro como puedo y la gente lo sabe. Me he comprometido a construir estas casas para las víctimas del tifón en el área", dice.
Louie Bacomo, responsable regional de programas del JRS Asia Pacífico
Filippine: falegnameria in una comunità sopravvissuta al conflitto e al disastro
16 April 2012
Bubong, 16 aprile 2012 – Fortunato Anggot, oggi 56enne, è sempre stato un falegname: fin da quando a 16 anni, da apprendista, seguiva il padre nei suoi spostamenti.
"Ho imparato il mestiere da mio padre, che veniva chiamato a costruire case qua e là", racconta non distogliendo lo sguardo da una finestra bloccata. Forse è per farsi dare una mano a sbloccarla che ha portato con sé il figlio di 18 anni.
Il JRS ha assunto Natoy, come lo chiamano gli amici, per costruire alloggi permanenti per le 50 famiglie musulmane che hanno perso la casa durante il tifone Sendong che ha investito Bubong, nel Lanao del Sur, nel dicembre 2011. È la stagione delle piogge, e Natoy e suo figlio sono ospiti del municipio del villaggio dove vivono e lavorano, trasformando il legno in porte e finestre.
Natoy da quattro anni lavora come falegname a Mindanao, presso le comunità musulmane colpite dal conflitto e dal disastro naturale. Il partner locale del JRS, MuCAARD, lo aveva assunto per costruire alloggi per le famiglie musulmane le cui case erano state incendiate nel corso delle violenze del 2008.
"Ho lavorato in posti dove di notte è difficile dormire come si deve. Ricordo ancora che strada prendere nel caso i gruppi armati avessero deciso di attaccare", racconta.
Ma i musulmani che risiedono qui gli hanno assicurato l'incolumità per tutto il tempo in cui sarà impegnato a costruire le loro case".
"Mi rispettano anche se sono cristiano, e con loro non ho problemi".
Natoy vive in una comunità mista composta da cristiani e musulmani, e lo stesso suo fratello ha sposato una musulmana. Nel 2008, la sua cittadina a Kolambugan, nel Lanao del Sur, è stata presa d'assalto dai ribelli Moro, e le case sarebbero andate in cenere se non fosse stato per l'intervento dei leader musulmani che vi risiedevano.
Ricostruire una comunità. Tornato a Bubong, Natoy valuta il lavoro che lo aspetta. Con l'aiuto della comunità, ha già costruito 15 abitazioni. La famiglia che entrerà in possesso della casa aiuta a trasportare il legno e dà una mano nel laborioso processo di costruzione del tetto, delle mura e dei pavimenti.
"Ci sono aspetti del lavoro di costruzione di cui mi devo occupare di persona, come la taratura e le misurazioni, la piallatura del legno per dargli forma", spiega Natoy illustrando i diversi aspetti tecnici del lavoro di falegnameria.
Ma il lavoro non è sempre facile. Succede infatti che venga a mancare l'aiuto esterno, perché le famiglie devono lavorare i campi o raccogliere ciottoli per poi venderli, anziché aiutare lui a completare le case.
Dopo aver terminato le prime 15, ci sono ancora case da costruire. Natoy pensa che riuscirà a portare a termine l'impresa nonostante le difficoltà: le piogge irregolari d'estate, i forti venti che la settimana prima hanno portato via il tetto di alcune abitazioni, il perdurare del rido – ovvero del conflitto tra clan – che nel mese di marzo si è fatto violento.
Osservando Natoy saldare il tetto di zinco alla struttura e lavorare con la famiglia che abiterà la casa, mi rendo conto dell'impegno che ci mette, e il fatto che in questa comunità musulmana si sta costruendo qualcosa di più che una semplice casa. Tra lui, falegname cristiano, e la comunità musulmana con cui lavora si va creando fiducia e dialogo. Mi ha colpito il fatto che alla fine, nel processo di riconciliazione, questo dialogo di vita e di fede tra comunità che sono state toccate da un conflitto o da un disastro naturale spesso si fà più solido e duraturo che non la ricostruzione materiale delle loro case.
"Lavoro più che posso, e le persone se ne accorgono. Mi sono impegnato a costruire queste case per i sopravvissuti al tifone in questa zona", conclude.
16 April 2012
| Tra lui, falegname cristiano, e la comunità musulmana con cui lavora si va creando fiducia e dialogo. |
"Ho imparato il mestiere da mio padre, che veniva chiamato a costruire case qua e là", racconta non distogliendo lo sguardo da una finestra bloccata. Forse è per farsi dare una mano a sbloccarla che ha portato con sé il figlio di 18 anni.
Il JRS ha assunto Natoy, come lo chiamano gli amici, per costruire alloggi permanenti per le 50 famiglie musulmane che hanno perso la casa durante il tifone Sendong che ha investito Bubong, nel Lanao del Sur, nel dicembre 2011. È la stagione delle piogge, e Natoy e suo figlio sono ospiti del municipio del villaggio dove vivono e lavorano, trasformando il legno in porte e finestre.
Natoy da quattro anni lavora come falegname a Mindanao, presso le comunità musulmane colpite dal conflitto e dal disastro naturale. Il partner locale del JRS, MuCAARD, lo aveva assunto per costruire alloggi per le famiglie musulmane le cui case erano state incendiate nel corso delle violenze del 2008.
"Ho lavorato in posti dove di notte è difficile dormire come si deve. Ricordo ancora che strada prendere nel caso i gruppi armati avessero deciso di attaccare", racconta.
Ma i musulmani che risiedono qui gli hanno assicurato l'incolumità per tutto il tempo in cui sarà impegnato a costruire le loro case".
"Mi rispettano anche se sono cristiano, e con loro non ho problemi".
Natoy vive in una comunità mista composta da cristiani e musulmani, e lo stesso suo fratello ha sposato una musulmana. Nel 2008, la sua cittadina a Kolambugan, nel Lanao del Sur, è stata presa d'assalto dai ribelli Moro, e le case sarebbero andate in cenere se non fosse stato per l'intervento dei leader musulmani che vi risiedevano.
Ricostruire una comunità. Tornato a Bubong, Natoy valuta il lavoro che lo aspetta. Con l'aiuto della comunità, ha già costruito 15 abitazioni. La famiglia che entrerà in possesso della casa aiuta a trasportare il legno e dà una mano nel laborioso processo di costruzione del tetto, delle mura e dei pavimenti.
"Ci sono aspetti del lavoro di costruzione di cui mi devo occupare di persona, come la taratura e le misurazioni, la piallatura del legno per dargli forma", spiega Natoy illustrando i diversi aspetti tecnici del lavoro di falegnameria.
Ma il lavoro non è sempre facile. Succede infatti che venga a mancare l'aiuto esterno, perché le famiglie devono lavorare i campi o raccogliere ciottoli per poi venderli, anziché aiutare lui a completare le case.
Dopo aver terminato le prime 15, ci sono ancora case da costruire. Natoy pensa che riuscirà a portare a termine l'impresa nonostante le difficoltà: le piogge irregolari d'estate, i forti venti che la settimana prima hanno portato via il tetto di alcune abitazioni, il perdurare del rido – ovvero del conflitto tra clan – che nel mese di marzo si è fatto violento.
Osservando Natoy saldare il tetto di zinco alla struttura e lavorare con la famiglia che abiterà la casa, mi rendo conto dell'impegno che ci mette, e il fatto che in questa comunità musulmana si sta costruendo qualcosa di più che una semplice casa. Tra lui, falegname cristiano, e la comunità musulmana con cui lavora si va creando fiducia e dialogo. Mi ha colpito il fatto che alla fine, nel processo di riconciliazione, questo dialogo di vita e di fede tra comunità che sono state toccate da un conflitto o da un disastro naturale spesso si fà più solido e duraturo che non la ricostruzione materiale delle loro case.
"Lavoro più che posso, e le persone se ne accorgono. Mi sono impegnato a costruire queste case per i sopravvissuti al tifone in questa zona", conclude.
Louie Bacomo, Responsabile regionale per i programmi del JRS Asia del Pacifico




