Une manière de faire, explique Huda *, une volontaire du JRS à Alep, a été d'inviter son père à travailler avec elle dans l'entrepôt où sont distribués l'aide d'urgence, les vêtements et les chaussures. Cette démarche a donné des idées aux autres volontaires qui ont commencé à inviter leurs parents à venir aider.
«C'est mieux pour eux que de rester tout le jour à se morfondre à la maison, et de râler lorsque nous rentrons. C'est une manière de les impliquer et de leur faire comprendre en quoi consiste notre travail. Et qui plus est, ils se sentent mieux car ils font quelque chose.»
A Alep, l'augmentation du nombre d'équipiers provoque un élargissement de la pyramide des âges, de 17 à 70 ans. Pour le seul mois de janvier, plus de 7.000 personnes ont bénéficié de l'aide d'urgence du JRS; la plupart des aides a été apportée par les volontaires.
«En vérité, la présence d'adultes dans l'équipe est un réel avantage, leur expérience de vie est un vrai plus. Les jeunes volontaires sont pleins de bonnes intentions, mais souvent crédules et naïfs.»
D'autres projets, tant à Damas qu'à Homs, reposent sur les épaules des volontaires.
Fouad Nakhla SJ, directeur de projet à Damas, loue les volontaires qui assistent les équipes dans les centres de Dwelaa et de Bab Touma.
«Sans les volontaires, nos projets n'existeraient quasiment pas. Ils ont un rôle capital.»
A ce jour, en Syrie, on compte aux alentours de 200 volontaires réguliers par jour. On peut aller jusqu'à 400 lorsque les activités le demandent.
Des volontaires dans toute la région. En Jordanie, les volontaires viennent des communautés réfugiées – à savoir, des Iraquiens, des Soudanais, des Somaliens, et des Syriens – sans compter d'autres expatriés également volontaires.
L'un des meilleurs projets du JRS à Amman (Jordanie) fut les cours du soir pour les réfugiés soudanais et somaliens, lancés par une volontaire américaine.
Au Liban et en Turquie, on fait souvent appel à une communauté expatriée très vivante. A l'église Saint-Joseph de Beyrouth, de nombreux volontaires venus des Universités voisines viennent régulièrement aider pour la préparation des paniers de nourriture et leur distribution aux familles réfugiées vivant en ville.
Agata Kawicka a travaillé quatre ans avec le JRS Turquie, elle explique.
«Nous pouvons disserter sur les réfugiés, sur les lois et les systèmes, mais à Ankara ce qui est le plus fort, c'est l'implication et la participation de la communauté expatriée dans le projet. Ce dernier ne pourrait fonctionner sans les quelque 20 volontaires qui viennent régulièrement aider, ni sans les centaines de personnes qui font constamment des dons.»
Le mois dernier, le JRS a reçu un don comprenant 200 couvertures flambant neuves et 80 vestes. Deux heures après avoir lancé un appel pour deux fauteuils roulants, nous avons reçu une réponse.
«Je vois de plus en plus de Turcs s'impliquer. Ils sont discrets mais ils font beaucoup pour les réfugiés.»
Actuellement, deux volontaires préparent, à Ankara, un programme spécial d'apprentissage de l'Anglais pour répondre aux besoins des réfugiés qui seront bientôt réinstallés dans des pays anglophones.
Nawras Sammour SJ, Directeur du JRS du Moyen Orient et de l'Afrique du Nord, a fait l'éloge des volontaires.
«Dans la région, les volontaires sont totalement dévoués aux personnes que nous servons. En Syrie, il leur arrive de risquer leur vie, sur le trajet vers nos centres lorsque les combats font rage.»
Comment pouvez-vous nous aider ? Si vous désirez soutenir le travail du JRS en Syrie et dans les pays avoisinants, cliquez ici.
Zerene Haddad, Responsable de la Communication du JRS Moyen Orient et Afrique du Nord.
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