Sri Lanka : Le gouvernement prié de prouver son engagement à faire la vérité
31 janvier 2011

Le diocèse prie le gouvernement de répondre immédiatement aux besoins des personnes déplacées, Mannar, Sri Lanka (Peter Balleis SJ/JRS)
Plus de 20 mois après la fin de la guerre, le document s'inquiète du manque de plans pour l'hébergement dans le district de Mannar.

Rome, le 28 janvier 2011 – Dans le document envoyé au LLRC (Lesson Learnt and Reconciliation Commission), le diocèse de Mannar a demandé au gouvernement de manifester son engagement public à une opération vérité concernant les événements qui se sont passés au cours des décades du conflit qui a ravagé le pays. Pour le diocèse, cet engagement est le préliminaire indispensable à toute tentative de réconciliation.

Le document souligne l'importance de faire la vérité au sujet des violations des droits humains internationaux et des lois humanitaires. Le document, signé de Mgr Rayappu Joseph, l'évêque catholique de Mannar, du Très Révérend Victor Sosai, Vicaire général du même diocèse, et du père Xavier Croos, Représentant du Forum des Prêtres de Mannar, a également souligné le besoin de clarification en ce qui concerne le sort des 146.679 citoyens de Vanni dont on n'a plus entendu parler depuis la fin de la guerre.

Tout en reconnaissant l'importance de la LLRC dans le processus de réconciliation, les auteurs du document se dont déclarés déçus du fait que l'ancienne Commission d'enquête n'a pas réussi à faire la vérité sur les violations des droits humains et des exécutions extrajudiciaires ; par exemple l'attaque menée contre l'église catholique de Pesalai où des civils s'étaient réfugiés, ou encore la disparition du père Jim Brown, deux événement qui se sont passés en 2006.

Au sujet de la visite de la LLRC à Mannar, on a remarqué que trois jours étaient largement insuffisants pour une ville où vivent des dizaines de milliers de personnes affectées par trois décades de guerre. Le document signé par l'évêque poursuivait : tout effort sérieux en direction de la réconciliation demande un retour sur l'histoire au-delà de 2002.

Les soucis immédiats

Plus de 20 mois après la fin de la guerre, le document s'inquiète du manque de plans pour l'hébergement dans le district de Mannar. La plupart des personnes déplacées, peut-on lire dans le document, n'ont toujours pas de logement, tandis que d'autres vivent dans des abris temporaires et dans des huttes. Le document critique le plafond fixé par l'état à 2.150 euros par maison, car il est insuffisant.

Le document épingle également le manque d'assistance aux personnes réinstallées ayant besoin de gagner leur vie : pêche, agriculture, commerce. Il souligne également les effets négatifs du grand nombre d'affaires gérées par les militaires et les habitants du sud qui ont un effet négatif sur le bien-être des populations locales.

En plus, le document souligne les carences en matière d'accès aux service de base et aux biens courants : eau potable, nutrition – y compris l'alimentation pour les bébés – l'éducation, la santé et les transports.





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