Thailand: Shan refugees eking out a living
14 February 2011
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| Temporary shelter for 136 ethnic Shan refugee families from Burma, northern Thai border, (Molly Mullen/JRS) |
| The weaving is the most successful income generating activity (IGA) in the camp. |
Bangkok, 10 February 2011 – Despite being forced to flee their homeland, more than 130 Burmese refugee families live in a temporary shelter in the hills on the northern Thai border.
In 2001, families from four Shan villages crossed the border to Thailand and lived on the grounds of a monastery. The next year they were allowed to set up a temporary shelter for themselves. But, because it is not a refugee camp, the Thai authorities can come at any time and force them back into Burma.
As the shelter is considered temporary, they receive little outside assistance, and are not allowed to build permanent structures nor seek employment in the country. As they are not recognised as refugees, they are not eligible for resettlement in a third country, such as the US or Australia.
The refugees' homes, school and community buildings are made of bamboo, and the only work they are allowed to undertake depends on opportunities they create for themselves – mainly traditional weaving. They live far from urban areas, and to get to the shelter they must travel long distances on inadequate roads and in severe weather conditions.
According to Sei Lang, the community leader at Krung Jor shelter, ethnic Shan fleeing violence are considered in need of temporary shelter.
However, Mr Lang does not foresee things changing in Burma any time soon. Instead, he sees more Shan people fleeing to Thailand as political tensions rise and Burma's military regime, the State Peace and Development Council (SPDC), clashes with insurgent groups.
"We would like to return to (Burma's) Shan State but not now. Not during the current situation. If the situation changes then we would like to return, but it has to be real change," he said.
"They came to our villages, arrested some and killed others. They destroyed our buildings and houses. We were unable to stay and had to flee to Thailand," said Mr Lang.
Mr Lang, a former soldier, said the Burmese military believed the refugees supported a Shan military faction.
Surviving in limbo"Seventy-five percent of the Shan people live in the countryside so they are not educated. They wouldn't be able to explain the causes of the conflict with the Thai authorities. So the authorities haven't granted them permission to stay here", he said.
Some refugees work illegally in garlic fields or doing manual labour, others work in the camp. JRS has been working with shelter residents for nine years, helping to provide livelihood opportunities, including mushroom growing, sewing and weaving.
"The weaving is the most successful income generating activity (IGA) in the camp. When the project started they would earn only 30 baht [0.7 euro] for one days work. Now they earn around 120 baht a day", Mr Lang said.
"JRS helps us monitor the quality of our products and find markets [nearby] in Mae Sot. We have had a number of special orders for New Years and Christmas", added Mr Lang.
While life is difficult in this small community – no real work opportunities are available, rations are cut because of a lack in funding, and many residents are unsure of what the future holds for them – this camp leader only requested one thing: "We want to live in safety here until we can return.
Molly Mullen, communications intern JRS Asia Pacific
Thaïlande : Les réfugiés Shan tentent de gagner leur vie
14 February 2011
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| L'abri temporaire qui abrite 136 réfugiés d'origine Shan originaires de Birmanie, sur la frontière nord de la Thaïlande (Olive White/JRS) |
| Le tissage est la meilleure activité rémunératrice du camp. |
Bangkok, le 10 février 2011 – En plus du fait d'avoir été obligé de fuir leur pays d'origine, plus de 130 familles birmanes réfugiées vivent dans des abris temporaires dans les collines situées sur la frontière nord entre la Birmanie et la Thaïlande.
En 2001, des familles originaires de quatre villages Shan ont traversé la frontière thaïlandaise et se sont installés sur le territoire d'un monastère. L'année suivante, ils ont été autorisés ériger un abri temporaire. Mais dans la mesure où il ne s'agit pas d'un camp de réfugiés, les autorités thaïlandaises peuvent à tout instant les renvoyer de force en Birmanie.
L'abri étant considéré comme temporaire, ils ne reçoivent aucune aide extérieure, et ils ne peuvent ni construire en dur ni chercher un emploi dans le pays. N'étant pas reconnus comme réfugiés, ils n'ont aucun droit à être réinstallés dans un pays tiers, tels que les Etats-Unis ou l'Australie.
Les constructions des réfugiés – maisons, écoles et bâtiments communautaires – sont faits en bambou, et le seul travail qu'ils peuvent entreprendre dépend des opportunités qu'ils se créent eux-mêmes – principalement le tissage traditionnel. Ils vivent loin des centres urbains, et pour rentrer « chez eux », dans leur abri temporaire, ils doivent parcourir de longues distances sur des routes en mauvais état et par tous les temps.
D'après Sei Lang, le leader communautaire de l'abri Krung Joe, les réfugiés d'origine Shan fuyant la violence ont besoin d'abris temporaires.
M.Lang ne prévoit pas de changement en Birmanie, au moins dans un avenir proche. Bien au contraire, il constate que de plus en plus de Shan fuient vers la Thaïlande au vu de l'augmentation de la tension politique, et des affrontements entre le régime militaire birman, le Conseil d'Etat pour la Paix et le Développement (SPDC) et les groupes insurgés.
« Nous souhaitons rentrer dans l'état du Shan (en Birmanie), mais pas dans la situation actuelle. Si la situation change, nous aimerions rentrer, mais le changement devra être réel », a-t-il ajouté.
« Ils sont venus dans nos villages, ils ont arrêté certaines personnes et en ont exécuté d'autres. Ils ont détruit nos bâtiments et nos maisons. Nous n'avons pas pu rester et nous avons fui vers la Thaïlande », a déclaré M. Lang.
M. Lang, un ancien soldat, a déclaré que les militaires birmans croyaient que les réfugiés soutenaient une faction militaire Shan.
Survivre dans les limbes
« Soixante-quinze pour cent de la population Shan vit dans la campagne, ce qui ne lui permet pas de recevoir une éducation. Ils sont dans l'incapacité d'expliquer les causes du conflit qui les oppose aux autorités thaïlandaises. C'est pourquoi les autorités ne leur ont pas donné la permission de s'installer ici », a-t-il déclaré.
Certains réfugiés travaillent au noir dans les champs d'ail ou comme travailleurs manuels, d'autres travaillent dans le camp. Le JRS travaille avec les personnes habitant les abris temporaires depuis neuf ans. Il les aide à se trouver des opportunités de travail, y compris dans la culture des champignons, la couture et le tissage.
« Le tissage est la meilleure activité rémunératrice du camp. Au démarrage du projet ils gagnaient 30 baht (0,7 euro) par journée de travail. Aujourd'hui, ils gagnent 120 bahts pour le même temps », a ajouté M. Lang.
« Le JRS nous aide à surveiller la qualité de nos produits et à trouver des marchés de proximité à Mae Sot. Nous avons eu une série de commandes spéciales pour les fêtes du Nouvel An et de Noël », a ajouté M. Lang.
Bien que la vie soit difficile dans cette petite communauté – absence de réelles opportunités de travail, diminution des rations alimentaires par manque de financement, incertitude de nombreux résidents quant à leur avenir – le leader du camp n'a demandé qu'une chose : « Nous voulons vivre en sécurité ici jusqu'à ce que nous puissions rentrer chez nous ».
Tailandia: los refugiados de la etnia shan luchan por sobrevivir
14 February 2011
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| Asentamiento provisional para 136 familias shan de Birmania, frontera del norte de Tailandia, (Oliver White/JRS). |
| Los tejidos son la actividad para la generación de ingresos más exitosa del campamento. |
Bangkok, 10 de febrero de 2011 – A pesar de haberse visto obligados a abandonar su tierra, más de 130 familias birmanas refugiadas viven en refugios provisionales en las colinas del norte de la frontera tailandesa.
En 2001, las familias de cuatro aldeas shan cruzaron la frontera de Tailandia y vivieron en los terrenos de un monasterio. Al año siguiente, se les permitió establecerse en un refugio provisional por su cuenta. Pero dado que no es un campamento de refugiados, las autoridades tailandesas pueden entrar en cualquier momento y obligarlos a regresar a Birmania.
Dado que se trata de un asentamiento provisional, reciben poca ayuda del exterior y se les tiene prohibido construir estructuras permanentes y buscar empleo en el país. Como tampoco están reconocidos como refugiados, no son elegibles para el reasentamiento en un tercer país, como Estados Unidos o Australia.
Las casas, escuelas y otras construcciones comunitarias de los refugiados están hechas de bambú, y el único trabajo que se les permite realizar depende de las oportunidades que ellos mismos creen, principalmente tejidos tradicionales. Viven lejos de las áreas urbanas, y para llegar hasta el refugio deben recorrer largas distancia por carreteras intransitables y bajo condiciones climáticas muy duras.
Según Sei Lang, el líder comunitario del refugio de Krung Jor, a los shan que huyen de la violencia se les considera como personas necesitadas de refugio provisional.
Sin embargo, Lang no prevé que las cosas cambien en Birmania a corto plazo. En cambio si que ve que cada vez más miembros de la etnia shan huyen a Tailandia a medida que las tensiones políticas aumentan y que el régimen militar birmano, el Consejo de Estado para el Desarrollo y la Paz (SPDC) se enfrenta con los grupos insurgentes.
"Querríamos regresar al Estado Shan (en Birmania), pero ahora no es el momento. Cuando la situación cambie entonces podremos volver, pero por ahora nada ha cambiado,"dijo.
"Llegaron a nuestras aldeas, arrestaron a algunos y mataron a otros. Destruyeron nuestras construcciones y nuestras casas. No podíamos quedarnos y tuvimos que huir a Tailandia,"dijo Lang.
Lang, un ex soldado, dijo que el ejército birmano creía que los refugiados apoyaban a una facción militar shan.
Sobreviviendo en el limbo
"El setenta y cinco por ciento de los shan vive en el campo y no ha ido a la escuela. No son capaces de explicar las causas del conflicto con las autoridades tailandesas. Así que las autoridades no les dan el permiso para quedarse aquí”, dijo.
Algunos de los refugiados trabajan ilegalmente en los campos de ajos o como trabajadores manuales, otros tienen su empleo en el campamento. El JRS ha estado trabajando con los residentes del refugio durante nueve años, ayudándoles a crear sus medios de subsistencia, incluidos el cultivo de setas, costura y tejidos.
"Los tejidos son la actividad para la generación de ingresos más exitosa del campamento. Cuando el proyecto comenzó, apenas ganaban 30 bahts [0,7 euros] por un día de trabajo. Ahora ganan unos 120 baht diarios”, dijo Lang.
"El JRS nos ayuda a hacer el seguimiento de la calidad de nuestros productos y a encontrar mercados [en las cercanías] en Mae Sot. Hemos recibido muchas comandas especiales para Año Nuevo y Navidad”, añadió Lang.
Si bien la vida es difícil en esta pequeña comunidad – no hay oportunidades reales de trabajo, las raciones se han recortado por la falta de financiación, y muchos residentes no tienen claro qué les depara el futuro – este líder del campamento sólo pide una cosa: "Queremos vivir seguros aquí hasta que podamos regresar”.
Thailandia: rifugiati shan sbarcano il lunario
14 February 2011
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Ricovero temporaneo per 136 famiglie rifugiate di etnia shan provenienti dalla Birmania, confine settentrionale con la Thailandia, (Oliver White/JRS)
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| Nel campo, la tessitura è l'attività di generazione di reddito (IGA) di maggior successo. |
Bangkok, 10 febbraio 2011 – Sebbene siano state costrette a lasciare il proprio paese, più di 130 famiglie birmane rifugiate vivono in ricoveri di fortuna nelle colline al confine settentrionale con la Thailandia.
Nel 2001, alcune famiglie di quattro villaggi shan hanno attraversato il confine con la Thailandia, fermandosi sui terreni di un monastero. L'anno successivo è stato loro consentito di allestire un alloggio temporaneo. Ma, non trattandosi di un formale campo rifugiati, le autorità thailandesi possono subentrare in ogni momento e costringerle a tornare in Birmania.
Dal momento che il ricovero è considerato temporaneo, queste persone ricevono poca assistenza esterna, e non gli è consentito costruire strutture permanenti né di cercare lavoro nel paese. Privi come sono dello status di rifugiati, non possono essere reinsediati in un paese terzo, come gli Stati Uniti o l'Australia.
Le abitazioni, la scuola e gli edifici di comunità dei rifugiati sono fatti di bambù, e l'unico lavoro che è consentito loro svolgere è fondato sull'iniziativa individuale, soprattutto nel campo della tessitura tradizionale. Vivono lontano da centri urbani e per tornare a casa devono percorrere lunghe distanze su strade inadeguate e in condizioni atmosferiche difficili.
Secondo Sei Lang, leader di comunità del ricovero Krung Jor, gli Shan che fuggono dalle violenze necessitano di alloggi temporanei in cui vivere.
Eppure, Lang non vede come in Birmania le cose possano cambiare in tempi brevi. Vede invece Shan sempre più numerosi fuggire in Thailandia mentre crescono le tensioni politiche e il regime militare in Birmania, il cosiddetto Consiglio di stato per la pace e lo sviluppo (SPDC), è in conflitto con i gruppi di insorti.
"Ci piacerebbe tornare nello Stato birmano dello Shan, ma non è il momento. Non finché permane questa situazione. Se questa dovesse cambiare, allora sì, ma deve trattarsi di un cambiamento reale", ha detto.
"Sono venuti nei nostri villaggi, hanno arrestato alcune persone e ne hanno uccise altre. Hanno distrutto i nostri edifici e le case. Non ci è stato possibile rimanere e siamo stati costretti a fuggire in Thailandia".
Lang, ex militare, ha raccontato che l'esercito birmano credeva che i rifugiati sostenessero una fazione militare shan.
Sopravvivere nel limbo
"Il 75 percento degli Shan vive in campagna e quindi non è istruito. Non sarebbero in grado di spiegare le cause del conflitto alle autorità thailandesi. Così le autorità non hanno dato loro il permesso di restare qui", ha detto ancora Lang.
Alcuni rifugiati lavorano illegalmente nei campi di aglio o svolgendo lavori manuali, altri invece lavorano nel campo. Il JRS ha lavorato con i residenti del ricovero per nove anni, offrendo loro opportunità di sussistenza come la coltivazione dei funghi, il cucito e la tessitura.
"Nel campo, la tessitura è l'attività di generazione di reddito (IGA) di maggior successo. Quando il progetto ha avuto inizio, guadagnavano solo 30 baht (0,7 euro) al giorno, ora invece il reddito giornaliero si aggira intorno ai 120 baht", ha raccontato Lang.
"Il JRS ci aiuta a monitorare la qualità dei nostri prodotti e a trovare mercati (vicini) a Mae Sot. Per il Nuovo Anno e Natale, abbiamo avuto parecchi ordini speciali".
Nonostante la vita in questa piccola comunità sia difficile, non ci sono vere opportunità di lavoro, le razioni sono tagliate per mancanza di fondi, e molti residenti non sanno cosa riserverà loro il futuro – questo leader del campo chiede solo una cosa: "vogliamo vivere in sicurezza qui fino a quando non potremo tornare a casa".
James Stapleton
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