Haiti: threats against displaced persons increase
20 mai 2011
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| Almost 18 months after the earthquake, 680,000 persons continue to live in tents, Port-au-Prince, Haiti (Sergi Camara/JRS) |
| "I've been living in Palais de l'Art [camp] since 13 January 2010. My house was damaged by the earthquake, ... I don't have any money to repair it. With the short notice given by the landowner to leave the camp, I don't know what to do", Marjorie Simon said with a tone of desperation. |
Port-au-Prince, 20 May 2010 – Nearly a week after the inauguration of the newly elected president, Joseph Michel Martelly, Haitians displaced by the 2010-earthquake are receiving an increasing number of threats from landowners to leave their camps.
Ten days ago, more than 150 families living in Palais de l'Art camp, in a suburb of the capital, Port-au-Prince, found themselves imprisoned. That morning when a group of displaced persons tried to leave, they realised the gate to the street was locked. In a desperate attempt to climb the wall, some were injured.
"It's a strategy used by the landowner to force us out", one internally displaced person (IDP) explained.
A day earlier, residents in the same camp had found the bathroom doors nailed shut. Moreover, the same landowner threatened those who tried to remove the nails. In an earlier meeting with members of the IDP camp committee, in which the International Organisation for Migration and JRS regularly participate, the landowner had given the displaced until 1 May to leave.
According to the landowner's lawyer, the leasing agreement signed with his client for 25,000 US dollars had expired in December 2010.
"Despite the time given to the interior ministry to prolong the contract, nothing has been done. … We'll intend to notify the ministry and the local authorities of our decision to evict the displaced within eight days", said the lawyer.
"I've been living in Palais de l'Art [camp] since 13 January 2010. My house was damaged by the earthquake, and I haven't been able to return because my husband and I are unemployed; I don't have any money to repair it. With the short notice given by the landowner to leave the camp, I don't know what to do", Marjorie Simon said with a tone of desperation.
"I have lived here for six months. After the earthquake I went back to my hometown in the countryside. But, later, I went to the camp because a friend invited me here. At that time, we didn't have anywhere else to go. If the living conditions had been good in my hometown I wouldn't have come here. I came here looking for work", confessed Benita Pierre.
Others factors aggravating the vulnerability of IDPs
Their vulnerability will be heightened during the hurricane season from June to November. Researchers from the Department of Atmospheric and Oceanic Sciences, University of Colorado, have warned it is highly likely that the Caribbean region, where Haiti is located, will be hit by 17 cyclones and nine hurricanes.
The situation could be extremely serious for camp-based populations. Displaced populations are already forced live in deplorable conditions, without access to basic services. Increasingly violence surroundings particularly endanger women and children. Given their precarious circumstances, normal rainfall and winds would be enough to destroy the already rundown tents and flood the camps.
Almost 18 months after the earthquake, despite efforts by the Haitian authorities and the international community to temporarily relocate displaced persons, 'dignified and permanent housing solutions for the 680,000 persons who continue to live in tents as return communities' have yet to be found, admitted the head of the International Organisation for Migration in Haiti, Luca Dall'oglio.
In the light of the circumstances, JRS urges the new Haitian authorities to suspend the evictions until conditions 'allow internally displaced persons to return voluntarily, in safety and with dignity, to their homes or places of habitual residence, or to resettle voluntarily in another part of the country', in line with article 28 of the UN Guiding Principles on Internal Displacement.
Haïti : Les menaces contre les personnes déplacées augmentent
20 mai 2011
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| La petite nation insulaire n'est pas encore dans la situation voulue pour assurer un retour sûr et digne des déplacés, Port-au-Prince, Haïti (Sergi Camara/JRS) |
| « Je vis au [camp] du Palais de l'Art depuis le 13 janvier 2010. Ma maison a été endommagée par le tremblement de terre, ... je n'ai pas l'argent pour la réparer. Avec ce préavis du propriétaire que nous devons quitter le camp très rapidement, je ne sais pas quoi faire » a dit Marjorie Simon d'un ton désespéré. |
Port-au-Prince, 20 mai 2010 – Près d'une semaine après l'inauguration du nouveau président élu, Joseph Michel Martelly, les Haïtiens déplacés suite au tremblement de terre de 2010 subissent un nombre accru d'injonctions à quitter leurs camps de la part des propriétaires de terrains.
Il y a dix jours, plus de 150 familles vivant dans le camp du Palais de l'Art, dans un faubourg de la capitale, Port-au-Prince, se sont retrouvées emprisonnées. Ce matin-là, quand un groupe de personnes déplacées ont essayé de sortir du camp, elles ont découvert que la porte de sortie dans la rue était fermée. En essayant désespérément de grimper le mur, quelques-uns se sont blessés.
« C'est une stratégie utilisée par le propriétaire du terrain pour nous obliger à partir » a expliqué une personne déplacée.
La veille, des résidents de ce camp avaient découvert que leurs salles de toilette avaient été clouées. En outre, le même propriétaire avait menacé ceux qui essayaient d'enlever les clous. Au cours d'une réunion précédente avec les membres du comité du camp de personnes déplacées – réunions auxquelles participent régulièrement l'Organisation Internationale des Migrations, ainsi que le JRS, le propriétaire avait fixé le 1er mai comme date limite pour quitter le camp.
Selon l'avocat du propriétaire, le contrat de location signé avec son client pour 25.000 dollars US avait expiré en décembre 2010.
« Bien que du temps ait été accordé au ministre de l'intérieur pour prolonger les contrat, rien n'a été fait. Nous entendons notifier le ministère et les autorités locales de notre décision d'expulser les personnes déplacées dans les huit jours, » a dit l'avocat.
« Je vis au [camp] du Palais de l'Art depuis le 13 janvier 2010. Ma maison a été endommagée par le tremblement de terre, et je n'ai pas pu retourner parce que mon mari et moi-même sommes sans emploi, je n'ai pas l'argent pour la réparer. Avec ce préavis du propriétaire que nous devons quitter le camp très rapidement, je ne sais pas quoi faire » a dit Marjorie Simon d'un ton désespéré.
« Je vis ici depuis six mois. Après le tremblement de terre, je suis retournée dans mon village d'origine, à la campagne. Mais plus tard, je suis venue au camp parce qu'un ami m'avait invitée. A cette époque, nous n'avions pas d'autre endroit où aller. Si les conditions de vie avaient été bonnes dans ma ville d'origine, je ne serais pas venue ici. Je suis venue ici à la recherche de travail » explique Benita Pierre.
Autres facteurs aggravant la vulnérabilité des personnes déplacées
Leur vulnérabilité augmentera pendant la saison des ouragans, de juin à novembre. Des chercheurs du Département des sciences atmosphériques et océaniques de l'Université du Colorado ont averti qu'il est très probable que la région des Caraïbes, où est située Haïti, sera frappée par 17 cyclones et neuf ouragans.
La situation pourrait être extrêmement sérieuse pour les populations vivant dans des camps. Les populations déplacées ont déjà des conditions de vie déplorables, sans accès aux services de base.
De plus en plus, un environnement de violence met particulièrement en danger les femmes et les enfants. Etant donnée la précarité de leur situation, des averses et des vents normaux seraient à même de détruire les tentes déjà en mauvais état et inonder les camps.
Près de 18 mois après le tremblement de terre, malgré les efforts déployés par les autorités haïtiennes et la communauté internationale pour reloger temporairement les personnes déplacées, ' des solutions de logement digne et permanent pour les 680.000 personnes qui continuent à vivre dans des tentes, doivent encore être trouvées' admet Luca Dall'Oglio, directeur de l'Organisation Internationale de la Migration à Haïti.
Etant données ces circonstances, Le JRS presse les nouvelles autorités haïtiennes de suspendre les évictions jusqu'à ce que les conditions de vie permettent aux déplacés internes de rentrer, volontairement, en sécurité et avec dignité dans leurs domiciles d'origine ou de résidence habituelle, ou de se réinstaller volontairement dans une autre partie du pays, selon l'article 28 des Principes Guides de l'ONU sur le déplacement interne.
Haití: aumentan las amenazas contra los desplazados
20 mai 2011
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| La pequeña nación insular no está en condiciones de asegurar un retorno seguro y una reintegración digna a los deportados, Port-au-Prince, Haití, (Sergi Càmara/JRS) |
| "He estado viviendo en el campamento de Palais de l'Art desde el 13 de enero de 2010. Mi casa quedó dañada por el seísmo y ... no tengo dinero para repararla. Con el poco tiempo que nos da el propietario para abandonar el campamento, no sabemos qué hacer ", dijo Marjorie Simon en tono desesperado. |
Port-au-Prince, 20 de mayo 2010 – Casi una semana después del acceso al poder del recién electo presidente, Joseph Michel Martelly, los desplazados haitianos por el terremoto de 2010 están recibiendo cada vez más amenazas por parte de los propietarios de las tierras para que abandonen sus campamentos.
Hace diez días, más de 150 familias que viven en el campamento de Palais de l'Art, en un suburbio de la capital, Port-au-Prince, se encontraron literalmente encarcelados. Aquella mañana cuando un grupo de desplazados iba a salir se encontró que la puerta de la calle estaba cerrada. En su desesperado intento por saltar el muro algunos resultaron heridos.
"Es una estrategia utilizada por el propietario para obligarnos a salir", explicó uno de los desplazados.
Un día antes, los residentes del mismo campamento se encontraron con que las puertas de los baños habían sido aseguradas con clavos para que nadie pudiera entrar. Además, el mismo propietario amenazó a quienes trataban de quitar los clavos. En un encuentro previo con miembros del comité del campamento, en el que regularmente participan la Organización Internacional para las Migraciones y el JRS, el propietario dio a los desplazados hasta el primero de mayo para abandonar el terreno.
Según el abogado del propietario, el alquiler firmado con su cliente por 25.000 dólares expiró en diciembre de 2010.
"A pesar del tiempo dado al ministerio del interior para prolongar el contrato, no se ha hecho nada. … Intentaremos notificar al ministerio y a las autoridades locales nuestra decisión de desalojar a los desplazados en ocho días", dijo el abogado.
"He estado viviendo en el campamento de Palais de l'Art desde el 13 de enero de 2010. Mi casa quedó dañada por el seísmo y no he podido regresar porque mi esposo y yo no tenemos trabajo; no tengo dinero para repararla. Con el poco tiempo que nos da el propietario para abandonar el campamento, no sabemos qué hacer ", dijo Marjorie Simon en tono desesperado.
"He vivido aquí durante seis meses. Después del terremoto regresé a mi aldea natal en el campo. Pero, posteriormente, vine al campamento porque un amigo me invitó. En aquel momento no teníamos adónde ir. Si las condiciones de vida hubieran sido buenas en mi aldea, no habríamos venido aquí. Vine para buscar trabajo", confesó Benita Pierre.
Otros factores que agravan la vulnerabilidad de los desplazados
Su vulnerabilidad se agravará durante la estación de los huracanes de junio a noviembre. Los investigadores del Departamento de Ciencias de la Atmósfera y del Océano de la Universidad de Colorado han alertado que es altamente probable que el Caribe, donde se encuentra Haití, sea golpeado por 17 ciclones y nueve huracanes.
La situación podría ser extremadamente grave para las poblaciones que viven en campamentos. Los desplazados se ven obligados a vivir en condiciones deplorables, sin acceso a los servicios básicos. La violencia va en aumento y afecta especialmente a las mujeres y a los niños. Dadas sus condiciones precarias, incluso las lluvias y los vientos habituales bastarían para destruir las tiendas e inundar los campamentos.
Casi 18 meses después del terremoto, a pesar de los esfuerzos de las autoridades haitianas y de la comunidad internacional por reubicar a los desplazados, todavía no se ha conseguido ofrecer 'soluciones para un alojamiento digno y permanente para 680.000 personas que aún viven en tiendas como comunidades retornadas', admitió el jefe de la Organización Internacional para las Migraciones en Haití, Luca Dall'oglio.
Ante estas circunstancias, el JRS insta a las nuevas autoridades haitianas a suspender todos los desalojos hasta que éstas 'permitan a los desplazados un regreso voluntario, en condiciones de seguridad y dignidad, a sus hogares o lugares de residencia habitual, o a reasentarse voluntariamente en cualquier otra parte del país', de acuerdo con el artículo 28 de los Principios Rectores para el Desplazamiento Interno.
Haiti: aumentano le minacce agli sfollati
20 mai 2011
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La piccola isola nazione non è ancora nella posizione di assicurare il rientro sicuro e la reintegrazione dignitosa dei rifugiati, Port-au-Prince, Haiti, (Sergi Camara/JRS) |
| "Vivo nel [campo] Palais de l'Art dal 13 gennaio del 2010. La mia casa è stata danneggiata dal terremoto, ... non abbiamo il denaro per restaurarla. Adesso che abbiamo così poco tempo per lasciare il campo, non so proprio cosa fare", ha detto Marjorie Simon con accento ddisperato. |
Port-au-Prince, 20 maggio 2010 – A quasi una settimana dalle celebrazioni per l'elezione del nuovo presidente, Joseph Michel Martelly, gli haitiani sfollati dal terremoto del 2010 hanno cominciato a ricevere sempre più spesso minacce dai proprietari terrieri perché abbandonino i loro campi.
Dieci giorni fa, oltre 150 famiglie che risiedono nel campo di Palais de l'Art, in un sobborgo della capitale Port-au-Prince, si sono ritrovate prigioniere. Quella mattina, infatti, un gruppo di persone che aveva provato a lasciare il campo aveva trovato chiuso il cancello che dà sulla strada, e nel disperato tentativo di scavalcare il muro di cinta alcuni sono rimasti feriti.
"Si tratta di una strategia utilizzata dai proprietari terrieri per costringerci ad andarcene", ha spiegato uno sfollato (IDP).
Il giorno prima, alcuni residenti dello stesso campo avevano trovato inchiodate le porte dei servizi igienici. Lo stesso proprietario terriero ha minacciato quelli che hanno provato a togliere i chiodi. Nel corso di un incontro con i membri del comitato del campo sfollati, cui partecipano regolarmente l'Organizzazione internazionale per la migrazione e il JRS, il proprietario aveva dato tempo agli sfollati perché se ne andassero fino al 1° maggio.
Secondo quanto affermato dal legale del proprietario, l'accordo di locazione firmato con il suo cliente per 25.000 dollari USA era scaduto nel dicembre 2010.
"Nonostante il tempo concesso al ministro dell'interno perché prolungasse il contratto, nulla è stato fatto. ... Intendiamo notificare al ministro e alle autorità locali la nostra decisione di sfrattare gli sfollati entro 8 giorni", ha detto il legale.
"Vivo nel [campo] Palais de l'Art dal 13 gennaio del 2010. La mia casa è stata danneggiata dal terremoto, e non abbiamo potuto farvi ritorno perché sia io che mio marito siamo disoccupati: non abbiamo il denaro per restaurarla. Adesso che abbiamo così poco tempo per lasciare il campo, non so proprio cosa fare", ha detto Marjorie Simon con accento ddisperato.
"Ho vissuto qui per sei mesi. Dopo il terremoto, sono tornata nella mia cittadina in campagna. Poi, però, sono venuta al campo su invito di una mia amica. In quel momento, non avevamo dove andare. Se nella mia cittadina le condizioni fossero state buone non sarei certo venuta qui. Sono venuta in cerca di lavoro", ha confessato Benita Pierre.
Altri fattori aggravano la vulnerabilità degli IDP
Durante la stagione degli uragani, che va da giugno a settembre, la vulnerabilità di queste persone aumenterà. Secondo alcuni ricercatori del Dipartimento delle scienze atmosferiche e oceaniche della University of Colorado, c'è un'elevata probabilità che la regione dei Caraibi, in cui si trova anche Haiti, venga investita da 17 cicloni e nove uragani.
Per le popolazioni dei campi la situazione potrebbe farsi estremamente grave. Gli sfollati sono già costretti a vivere in condizioni deplorevoli, privi di accesso ai servizi di base e in un ambiente in cui il crescente clima di violenza mette a rischio donne e bambini. Date le condizioni precarie in cui si trovano, anche solo piogge e venti di normale intensità basterebbero a distruggere le tende già malridotte e allagare i campi.
A quasi 18 mesi dal sisma, e nonostante gli sforzi profusi dalle autorità haitiane e dalla comunità internazionale per trasferire temporaneamente gli sfollati, restano ancora da trovare "soluzioni abitative dignitose e permanenti per le 680.000 persone che continuano a vivere nelle tende come comunità di rientrati" ha ammesso il capo dell'Organizzazione internazionale per la migrazione ad Haiti, Luca dall'Oglio.
Alla luce delle circostanze, il JRS chiede alle nuove autorità haitiane di sospendere gli sfratti fintantoché le condizioni non "consentiranno agli sfollati di fare rientro su base volontaria, in sicurezza e con dignità, alle loro abitazioni o luoghi di residenza abituale, o a reinsediarsi volontariamente in un'altra zona del paese", in linea con l'articolo 28 dei Principi guida sullo sfollamento interno delle NU.
James Stapleton
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