16 December 2011
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| JRS staff serve a meal to refugees visiting Desta Mender, a rehabilitation centre for women with childbirth injuries. Addis Ababa, Ethiopia (Thomas Assefa/JRS) |
| The victims of fistula feel hurt, rejected, unworthy and misunderstood, but through properly managed healing exercises and support they began to realise they are not so different than others, and they begin to feel productive and worthy, said Desta Mender Manager, Ms Beletshachew Tadesse. |
The educational visit to the centre for women with childbirth injuries, managed by the charity Hamlin Fistula UK, sought to educate and inform refugees about fistulas, and demonstrate the positive outcome of the training and support offered at Desta Mender (village of joy).
"Visits such as these also help satisfy the need for interpersonal relationships, affection and attention in persons who have previously suffered the effects of persecution, marginalisation and rejection. We seek to provide refugees with the inspiration to achieve their own goals, and renew their belief in a positive future", said the JRS RCC Project Director, Mulugeta W Eyesus.
A fistula is a severe, but treatable, injury which commonly occurs during childbirth. Many women-sufferers in the developing world do not have access to the required medical care. Untreated, fistulas can result in incontinence, infections and ulcerations. Unfortunately, women often suffer in silence due to the fear and social stigma associated with the condition.
"The victims of fistula feel hurt, rejected, unworthy and misunderstood, but through properly managed healing exercises and support they begin to realise they are not so different than others, and they begin to feel productive and worthy", said Desta Mender Manager, Ms Beletshachew Tadesse.
At Desta Mender, women are shown how to manage their medical condition and are given counselling to help overcome feelings of shame. They also have the opportunity to learn other skills such as literacy, gardening and farming, helping them to live autonomously in the future.
Education changing lives
The day at Desta Mender started with an introductory briefing by Ms Tadesse who described the centre's structure, and outlined the causes of fistula and other related issues. Despite the debilitating effects of fistula, the refugees heard how sufferers, provided with training, counselling and support, were able to regain confidence and control over their lives.
In a balanced lecture on the physical and psychological harassment of women, including the impact of marital rape, Ms Eljona Sadiku, Community Services Officer from the UN refugee agency (UNHCR) told the refugees how sexual-and gender-based violence (SGBV) can also cause fistula. Mindful of the sensitivity of the issue, she explained that many refugee women who seek protection from UNHCR have been repeatedly harassed by their own spouses.
As the day progressed, the group enjoyed a wholesome organic meal made from ingredients from the on-site vegetable garden and farm, and prepared by women in the rehabilitation programme at Desta Mender. It was clear that the centre's efforts to bring renewed hope to victims of fistulas, by providing them with a place to learn and grow, is truly helping them feel worthy and part of a larger community.
"Today, I have forgotten so many worries and the family burden I had carried without my will. At least at this moment, I am healed," said Congolese refugee, Ms Nadia Said, speaking after she took a moment to reflect on her experience.
Established in 1996, the RCC is a joint project of the UNHCR, Ethiopian government and JRS. The only centre of its kind in Addis Ababa, the RCC offers emotional support, including trauma counselling, computer, language and vocational courses, and a safe, welcoming space to socialise with family and friends.
16 December 2011
| Les victimes de fistule se sentent blessées, rejetées, dépréciées et incomprises, mais lorsqu'elles bénéficient de traitements appropriés et de soutien, elles commencent à prendre conscience qu'elles ne sont pas différentes des autres femmes, et elles recommencent à se sentir productives et appréciées, a déclaré Mme Beletshachew Tadessa, Directrice de Desta Mender. |
La visite éducative dans le centre qui accueille des femmes souffrant de blessures consécutives à l'accouchement, qui est dirigé par l'organisation caritative Hamlin Fistula Royaume-Uni, avait pour objectif d'éduquer et d'informer les réfugiés sur les problèmes liés aux fistules, tout en démontrant les conséquences positives de la formation et du soutien apportés à Desta Mender (le Village de la Joie).
«De telles visites permettent de combler le désir de relations interpersonnelles, d'affection et d'attention chez des personnes qui, auparavant, ont souffert de persécution, de marginalisation et de rejet. Nous essayons de donner aux réfugiés l'inspiration nécessaire à l'accomplissement de leurs propres objectifs, et de renouveler leur foi en un avenir meilleur», a déclaré Muguleta W Eyesus, Directeur de Projet du RCC.
Une fistule est une blessure grave mais curable, assez courante lors d'un accouchement. Dans les pays en voie de développement un grand nombre de femmes atteintes par des fistules n'ont pas accès aux traitements ad hoc. Une fistule qui n'est pas soignée peut engendrer l'incontinence, des infections et des ulcérations. Malheureusement, les femmes souffrent en silence par peur de la stigmatisation sociale associée à cette atteinte physique.
«Les victimes de fistule se sentent blessées, rejetées, dépréciées et incomprises, mais lorsqu'elles bénéficient de traitements appropriés et de soutien, elles commencent à prendre conscience qu'elles ne sont pas différentes des autres femmes, et elles recommencent à se sentir productives et appréciées», a déclaré Mme Beletshachew Tadessa, Directrice de Desta Mender.
A Desta Mender, les femmes apprennent à gérer leur santé et reçoivent des conseils pour les aider à surmonter le sentiment de honte qui les habite. Elles peuvent également acquérir d'autres connaissances – alphabétisation, jardinage, agriculture, ce qui les aidera à devenir autonomes à l'avenir.
L'éducation change la vie
La journée à Desta Mender a commencé par un discours introductif de Mme Tadessa, dans lequel elle a décrit la structure du centre, et souligné les causes de la fistule et autres questions liées à ce sujet. En dépit des effets négatifs des fistules, les participants ont appris que les femmes atteintes pouvaient, à condition qu'elles reçoivent une formation appropriée, des conseils et un soutien, regagner confiance et contrôle sur leur vie.
Dans une conférence autour du harcèlement physique et psychologique des femmes, y compris les impacts du viol conjugal, Mme Eljona Sadiku, Responsable des Services Communautaires au sein du HCR a expliqué aux réfugiés que la violence basée sur le sexe et sur la différence sexuelle (SGBV) peut elle aussi causer des fistules. Consciente de toucher un sujet sensible, elle a expliqué qu'un certain nombre de femmes cherchant protection auprès du HCR ont été harcelées de façon répétitive par leurs propres époux.
La journée avançant, les participants ont apprécié un repas bio préparé à partir du potager et de la ferme appartenant au centre et préparé par des femmes du programme de réhabilitation de Desta Mender. Il était clair que les efforts du centre pour redonner espoir aux victimes de fistule, en leur proposant un endroit où étudier et se développer, les aide à retrouver confiance en elles-mêmes et à se sentir partie prenante d'une plus grande communauté.
«Aujourd'hui, j'ai oublié beaucoup de soucis et le poids de la famille que je portais malgré moi. Au moins en ce moment, je suis guérie», a déclaré Mme Nadia Said, une réfugiée congolaise, après avoir pris le temps de réfléchir sur sa propre expérience.
Créé en 1996, le RCC est un projet géré en commun par le HCR, le gouvernement éthiopien et le JRS. Seul centre de ce type à Addis Abeba, le RCC propose un soutien affectif comprenant des conseils pour surmonter les traumatismes, des cours d'informatique, de langue et de formation professionnelle, ainsi qu'un espace sûr et accueillant où les femmes peuvent socialiser avec leur famille et avec des amis».
16 December 2011
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| Los refugiados comparten una comida con las mujeres de Desta Mender, un centro de rehabilitación de mujeres que han sufrido heridas durante el parto. Addis Abeba, Etiopía (Thomas Assefa/JRS) |
| Las víctimas de las fístulas se sienten heridas, rechazadas, sin valor e incomprendidas, pero a través de ejercicios y de apoyo empiezan a darse cuenta de que no son tan diferentes a las demás mujeres y comienzan a sentirse productivas y valiosas, dijo la gerente de Desta Mender, Beletshachew Tadesse. |
La visita educativa al centro para mujeres con heridas por parto, gestionado por la ONG Hamlin Fistula del Reino Unido, tenía como objetivo educar e informar a los refugiados sobre las fístulas, y enseñar los resultados positivos de la formación y del apoyo que ofrece Desta Mender (aldea de la alegría).
"Visitas como ésta ayudan también a satisfacer la necesidad de relaciones interpersonales, afecto y atención en personas que han sufrido los efectos de la persecución, marginación y rechazo. Queremos motivar a los refugiados para que persigan y alcancen sus metas, y recuperen su esperanza en un futuro en positivo", dijo el director del proyecto del centro del JRS, Mulugeta W Eyesus.
Una fístula es una herida grave, pero tratable que se produce, habitualmente, en el transcurso del parto. Muchas de las mujeres que las sufren en los países en desarrollo no tienen acceso a la atención médica necesaria. Si no se tratan, las fístulas pueden derivar en incontinencia, infecciones y úlceras. Por desgracia, las mujeres a menudo las sufren en silencio debido al miedo y al estigma social que conlleva esta condición.
"Las víctimas de las fístulas se sienten heridas, rechazadas, sin valor e incomprendidas, pero a través de ejercicios y de apoyo empiezan a darse cuenta de que no son tan diferentes a las demás mujeres y comienzan a sentirse productivas y valiosas", dijo la gerente de Desta Mender, Beletshachew Tadesse.
En Desta Mender, se enseña a las mujeres cómo llevar su condición médica y reciben ayuda para superar el sentimiento de vergüenza. También tienen la oportunidad de aprender a leer, de formarse en jardinería y agricultura, ayudándolas a vivir de forma autónoma.
La educación que cambia vidas
El día en Desta Mender comenzó con una presentación de la señora Tadesse que describió la estructura del centro y destacó las causas de las fístulas y otros temas relacionados. A pesar de sus efectos debilitantes, los refugiados supieron que con apoyo y terapia es posible recuperar la confianza y el control sobre la propia vida.
En una charla sobre el acoso físico y psicológico contra las mujeres, lo que incluía la violación dentro del matrimonio, Eljona Sadiku, la responsable de servicios comunitarios de la agencia de la ONU para los refugiados (ACNUR), contó como la violencia sexual y de género puede ser también causa de las fístulas. Consciente de la sensibilidad del tema, contó que muchas mujeres refugiadas que buscaron protección del ACNUR habían sido reiteradamente acosadas sexualmente por sus esposos.
En el transcurso del día, el grupo disfrutó de una comida totalmente natural, elaborada con ingredientes de la huerta y de la granja, y preparada por las mujeres del programa de rehabilitación de Desta Mender. Estaba claro que los esfuerzos del centro para recuperar las esperanzas entre las víctimas de fístulas, dándoles un lugar donde aprender y crecer, las está ayudando a valorarse y a sentirse parte de una comunidad más amplia.
"Hoy, ya dejé atrás los temores y la carga familiar que llevaba sobre mis espaldas contra mi voluntad. Al menos en este momento ya estoy curada," dijo la refugiada congoleña Nadia Said, tras reflexionar un momento sobre su experiencia.
Establecido en 1996, el RCC es un proyecto conjunto del ACNUR, el gobierno etíope y el JRS. El único centro de este tipo se encuentra en Addis Abeba. El RCC ofrece apoyo emocional, incluyendo terapia para superar el trauma, informática, idiomas, cursos de formación profesional, y un espacio seguro y acogedor para socializar con la familia y los amigos.
16 December 2011
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| Rifugiati condividono il pranzo con le donne del Desta Mender, centro di riabilitazione per donne affette da fistula post partum, Addis Abeba, Etiopia (Thomas Assefa/JRS) |
| Le vittime della fistula si sentono ferite, respinte, indegne e incomprese, ma attraverso esercizi di guarigione ben gestiti e sostegno cominciano a capire di non essere tanto diverse dagli altri e a sentirsi produttive e meritevoli, ha raccontato la direttrice del Desta Mender, Beletshachew Tadesse. |
La visita educativa al centro per donne affette da lesioni dovute al parto, gestito dall'istituzione benefica del Regno Unito Hamlin Fistula UK, ha cercato di istruire e informare i rifugiati sul tema della fistula e dimostrare al contempo l'esito positivo della formazione e del sostegno che vengono offerti al Desta Mender (villaggio della gioia).
"Visite come queste aiutano anche a soddisfare il bisogno di rapporti interpersonali, affetto e attenzione in chi ha sofferto per gli effetti della persecuzione, dell'emarginazione e del rifiuto. Cerchiamo di fornire alle rifugiate lo stimolo a raggiungere i propri obiettivi e rinnovare la fiducia in un futuro positivo" ha spiegato il direttore del Progetto RCC del JRS, Mulugeta W Eyesus.
La fistula è una lesione grave, ma curabile, che si verifica spesso nel corso del parto. Molte donne dei paesi in via di sviluppo non hanno accesso a cure mediche appropriate e, se non curata, la fistula può provocare incontinenza, infezioni e ulcerazioni. Le donne purtroppo ne soffrono spesso in silenzio per paura e a causa dello stigma sociale associato a questa condizione.
"Le vittime della fistula si sentono ferite, respinte, indegne e incomprese, ma attraverso esercizi di guarigione ben gestiti e sostegno cominciano a capire di non essere tanto diverse dagli altri e a sentirsi produttive e meritevoli", ha raccontato la direttrice del Desta Mender, Beletshachew Tadesse.
Al Desta Mender, viene mostrato alle donne come gestire la propria situazione medica e viene loro offerta assistenza psicologica che le aiuti a superare il sentimento di vergogna. Le ospiti hanno inoltre l'opportunità di allargare le proprie competenze attraverso attività di alfabetizzazione, agricoltura e allevamento che in futuro le aiutino a vivere autonomamente.
Educazione che cambia la vita
Al Desta Mender, la giornata ha avuto inizio con un incontro introduttivo tenuto dalla Tadesse, che ha illustrato la struttura del centro ed evidenziato le origini della fistula e di altre problematiche ad essa associate. Nonostante i debilitanti effetti che derivano da questa condizione, i rifugiati hanno potuto constatare come grazie alle attività di sostegno e di counselling le donne affette da fistula siano riuscite a riconquistare sicurezza e a riprendere il controllo della propria esistenza.
Nel corso di una lezione sul maltrattamento fisico e psicologico delle donne, tra cui l'impatto della violenza sessuale all'interno del matrimonio, Eljona Sadiku, funzionario dei Servizi alla comunità dell'agenzia per i rifugiati delle NU (UNHCR), ha spiegato ai rifugiati come anche la violenza sessuale di genere (SGBV) possa provocare la fistula. Consapevole della delicatezza del tema, la Sadiku ha raccontato che molte donne rifugiate che cercano la protezione dell'UNHCR hanno subito ripetutamente violenza da parte dei mariti.
Più avanti nella giornata, al gruppo è stato offerto un pranzo a base di prodotti organici dell'orto e della fattoria, preparato dalle donne del programma di riabilitazione del Desta Mender. È stato per tutti evidente come gli sforzi compiuti dal centro per ridare nuova speranza alle donne affette da fistula, offrendo loro un posto dove apprendere e crescere, le stia davvero aiutando a sentirsi degne e parte di una più vasta comunità.
"Oggi ho dimenticato tante preoccupazioni e il peso familiare che ho sopportato senza volerlo. Almeno per ora sono guarita", ha detto una rifugiata congolese, Nadia Said, parlando dopo aver riflettuto un momento sulla propria esperienza.
Istituito nel 1996, l'RCC è un progetto congiunto dell'UNHCR, il governo etiope e il JRS. Unico centro nel suo genere ad Addis Abeba, l'RCC offre sostegno emotivo e assistenza psicologica alle vittime di traumi; corsi professionali, di informatica e di lingue; uno spazio accogliente per socializzare con familiari e amici".
international.communications@jrs.net
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