Haïti: Ouverture de trois nouvelles écoles en milieu rural
19 avril 2012
Thiotte, le 19 avril 2012 – Grâce à un partenariat entre le Service Jésuite des Réfugiés des Etats-Unis et la paroisse du Sacré-Cœur, les élèves de trois communautés implantées dans et autour de la petite ville de Thiotte, située dans les montagnes, ont pu bénéficier de nouvelles écoles.
Le JRS Etats-Unis a financé la construction des trois nouvelles écoles à hauteur de 135.000 dollars et fourni 5.000 dollars pour le salaire des enseignants de chaque école pour deux ans. D'autre part, le JRS Etats-Unis a fourni 25.500 dollars pour payer 560 bureaux destinés aux trois écoles.
L'école Sainte-Marie-Madeleine au centre de Thiotte a été construite sur un terrain vague situé derrière l'église. La construction a démarré en juillet et l'école a ouvert le 5 décembre. A ce jour, elle accueille 220 élèves répartis en trois classes maternelles, une classe élémentaire et deux cours moyens.
Les huit enseignants de cette école ont été, comme ceux des deux autres écoles, recrutés au niveau de la paroisse. Bien qu'aucun d'entre eux ne soit professionnel, ils ont reçu une formation et ils acquerront de l'expérience sur place avant de compléter leur formation professionnelle.
«Les élèves sont très heureux. Jusqu'à ce jour, ils n'avaient jamais eu de salles de classe ni de fournitures scolaires, mais aujourd'hui ils ont des bureaux, des chaises et une cour de récréation. C'est un rêve», a déclaré le père Louiders Jean-Pierre, de la paroisse du Sacré-Cœur.
«C'est comme si on entrait dans une nouvelle maison», a déclaré Wilcar Théodore, le directeur de l'école.
Face à des défis. Après le tremblement de terre de janvier 2010, plus de 7.000 personnes ont été déplacées de la région affectée et ils ont cherché refuge auprès de parents vivant à Thiotte. A quoi il faut ajouter une autre arrivée de personnes venues de la République Dominicaine prêter main forte à des membres de leurs familles affectés par le tremblement de terre. A la suite de quoi les effectifs des écoles ont augmenté de 25 pour cent.
La deuxième école, Saint-Anthony, a été construite dans la jungle, dans le Bois d'Orme, une région isolée proche de Thiotte.
La communauté du Bois d'Orme est isolée, et la route qui y conduit est dans un état terrifiant. C'est une piste à une voie qui serpente dans les collines et n'est praticable que pour les véhicules équipés de quatre roues motrices. Les piétons qui l'empruntent doivent sauter dans les fossés lors du passage des camions.
Auparavant, les élèves étudiaient en plein air sous des bâches, mais aujourd'hui, leur nouvelle école a cinq classes, un bureau et des sanitaires.
A ce jour, soixante-dix huit élèves sont inscrits, mais chaque jour voit de nouveaux élèves arriver. Les nouvelles concernant l'école se répandent par le bouche à oreille et de nouveaux élèves s'inscrivent», déclare le père Jean-Pierre.
L'école publique «la plus proche» est surpeuplée – proche, étant un terme relatif, car pour y venir les élèves doivent faire des marches exténuantes à travers les collines. Du coup, le père Jean-Pierre pense que certains la quitteront pour s'inscrire à la nouvelle école de la paroisse.
«En temps ordinaire, la communauté du Bois d'Orme est une communauté agricole, mais l'an passé la rareté des pluies a aggravé une situation déjà difficile. Outre les activités agricoles, les membres de la communauté font du commerce sur la frontière dominicaine toute proche. C'est l'une des communautés les plus pauvres de la région frontalière», déclare le père Jean-Pierre.
De nombreux élèves sont malnutris, et le père Jean-Pierre tente de trouver les moyens de leur fournir un ou deux repas pendant le temps où ils sont à l'école.
La troisième école neuve, Saint-Michael, se trouve sur le site d'une église située sur la route montagneuse à l'extérieur de Thiotte. A ce jour, Saint-Michael a 113 élèves, et les cours ont démarré dans le nouveau bâtiment construit en 2011. Auparavant les élèves avaient cours dans l'église dévastée.
Le projet de ces trois écoles dépendait de la capacité de la communauté à mener à bien la phase de construction. Elles ont pu être construite grâce à la main d'œuvre et à la présence de matériaux de construction locaux.
Les perspectives d'avenir des écoles de la paroisse du Sacré-Cœur sont bonnes, car au moins deux d'entre elles fonctionnent déjà depuis cinq ans. D'autre part, le Diocèse prendra à sa charge les coûts d'entretien des nouveaux bâtiments et des infrastructures. L'entrée dans les nouveaux bâtiments est de bon augure pour l'éducation des élèves de cette région.
Le Service Jésuite des Réfugiés des Etats-Unis est sûr que si on donne aux jeunes des opportunités en matière d'éducation, ils sont capables de construire leurs communautés et par le fait même de stabiliser leur pays pour les générations à venir.
19 avril 2012
| La nouvelle école Saint-Michael se trouve à droite, en dessous de la vieille église. L'école accueille 113 élèves et a ouvert ses portes en octobre 2011. (Christian Fuchs/JRS) |
| Le projet de ces trois écoles dépendait de la capacité de la communauté à mener à bien la phase de construction. Elles ont pu être construite grâce à la main d'œuvre et à la présence de matériaux de construction locaux. |
Le JRS Etats-Unis a financé la construction des trois nouvelles écoles à hauteur de 135.000 dollars et fourni 5.000 dollars pour le salaire des enseignants de chaque école pour deux ans. D'autre part, le JRS Etats-Unis a fourni 25.500 dollars pour payer 560 bureaux destinés aux trois écoles.
L'école Sainte-Marie-Madeleine au centre de Thiotte a été construite sur un terrain vague situé derrière l'église. La construction a démarré en juillet et l'école a ouvert le 5 décembre. A ce jour, elle accueille 220 élèves répartis en trois classes maternelles, une classe élémentaire et deux cours moyens.
Les huit enseignants de cette école ont été, comme ceux des deux autres écoles, recrutés au niveau de la paroisse. Bien qu'aucun d'entre eux ne soit professionnel, ils ont reçu une formation et ils acquerront de l'expérience sur place avant de compléter leur formation professionnelle.
«Les élèves sont très heureux. Jusqu'à ce jour, ils n'avaient jamais eu de salles de classe ni de fournitures scolaires, mais aujourd'hui ils ont des bureaux, des chaises et une cour de récréation. C'est un rêve», a déclaré le père Louiders Jean-Pierre, de la paroisse du Sacré-Cœur.
«C'est comme si on entrait dans une nouvelle maison», a déclaré Wilcar Théodore, le directeur de l'école.
Face à des défis. Après le tremblement de terre de janvier 2010, plus de 7.000 personnes ont été déplacées de la région affectée et ils ont cherché refuge auprès de parents vivant à Thiotte. A quoi il faut ajouter une autre arrivée de personnes venues de la République Dominicaine prêter main forte à des membres de leurs familles affectés par le tremblement de terre. A la suite de quoi les effectifs des écoles ont augmenté de 25 pour cent.
La deuxième école, Saint-Anthony, a été construite dans la jungle, dans le Bois d'Orme, une région isolée proche de Thiotte.
La communauté du Bois d'Orme est isolée, et la route qui y conduit est dans un état terrifiant. C'est une piste à une voie qui serpente dans les collines et n'est praticable que pour les véhicules équipés de quatre roues motrices. Les piétons qui l'empruntent doivent sauter dans les fossés lors du passage des camions.
Auparavant, les élèves étudiaient en plein air sous des bâches, mais aujourd'hui, leur nouvelle école a cinq classes, un bureau et des sanitaires.
A ce jour, soixante-dix huit élèves sont inscrits, mais chaque jour voit de nouveaux élèves arriver. Les nouvelles concernant l'école se répandent par le bouche à oreille et de nouveaux élèves s'inscrivent», déclare le père Jean-Pierre.
L'école publique «la plus proche» est surpeuplée – proche, étant un terme relatif, car pour y venir les élèves doivent faire des marches exténuantes à travers les collines. Du coup, le père Jean-Pierre pense que certains la quitteront pour s'inscrire à la nouvelle école de la paroisse.
«En temps ordinaire, la communauté du Bois d'Orme est une communauté agricole, mais l'an passé la rareté des pluies a aggravé une situation déjà difficile. Outre les activités agricoles, les membres de la communauté font du commerce sur la frontière dominicaine toute proche. C'est l'une des communautés les plus pauvres de la région frontalière», déclare le père Jean-Pierre.
De nombreux élèves sont malnutris, et le père Jean-Pierre tente de trouver les moyens de leur fournir un ou deux repas pendant le temps où ils sont à l'école.
La troisième école neuve, Saint-Michael, se trouve sur le site d'une église située sur la route montagneuse à l'extérieur de Thiotte. A ce jour, Saint-Michael a 113 élèves, et les cours ont démarré dans le nouveau bâtiment construit en 2011. Auparavant les élèves avaient cours dans l'église dévastée.
Le projet de ces trois écoles dépendait de la capacité de la communauté à mener à bien la phase de construction. Elles ont pu être construite grâce à la main d'œuvre et à la présence de matériaux de construction locaux.
Les perspectives d'avenir des écoles de la paroisse du Sacré-Cœur sont bonnes, car au moins deux d'entre elles fonctionnent déjà depuis cinq ans. D'autre part, le Diocèse prendra à sa charge les coûts d'entretien des nouveaux bâtiments et des infrastructures. L'entrée dans les nouveaux bâtiments est de bon augure pour l'éducation des élèves de cette région.
Le Service Jésuite des Réfugiés des Etats-Unis est sûr que si on donne aux jeunes des opportunités en matière d'éducation, ils sont capables de construire leurs communautés et par le fait même de stabiliser leur pays pour les générations à venir.
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