Europe: put human rights protection into border controls
11 juillet 2012
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| Border control operations undertaken by FRONTEX at the border in Greece (FRONTEX) |
| The EUROSUR proposal has been presented by the European Commission as a strictly technical tool, when in fact it is a very political issue and has far reaching implications on fundamental rights of migrants and asylum seekers. |
Brussels, 11 July 2012 – In a letter sent to the Civil Liberties committee of the European Parliament, a group of human rights NGOs expressed concerns that the planned establishment of a European Border Surveillance System (EUROSUR) fails to provide safeguards for asylum seekers seeking protection in the continent.
In the coming months, the Civil Liberties committee will examine the proposal by the European Commission to establish a EUROSUR leading to an integrated management system for external borders, in cooperation with the European border agency Frontex.
"The EUROSUR proposal has been presented by the European Commission as a strictly technical tool, when in fact it is a very political issue and has far reaching implications on fundamental rights of migrants and asylum seekers", the letter reads.
"We urge MEPs to ensure these recent EU border management proposals, such as EUROSUR, Eurodac and Smart borders, are not allowed to turn sea and land borders into zones of heavy surveillance to the detriment of fundamental rights. We would like to ensure legal safeguards are enshrined in the EUROSUR surveillance system, guaranteeing respect for the fundamental rights for all migrants and asylum seekers", said JRS Europe Senior Advocacy Officer, Stefan Kessler.
"The legislative proposal, which states as its objective the improvement of the situational awareness and reaction capability of Member States and Frontex when preventing irregular migration and cross border crime at the external land and maritime borders, does not provide sufficient protections for migrants and does not demonstrate a pressing need for such costly surveillance systems in the midst of pan-European austerity", the letter continues.
Concerns. In the letter the NGOs outlined seven reasons why the EU Commission proposal was incompatible with human rights. According to the NGOs, the proposal:
- conflates the fight against cross border crime and irregular migration
- is likely to be ineffective in preventing irregular migration;
- does not provide for effective safeguards for the fundamental rights of asylum seekers;
- does not confer any obligation on Frontex or EUROSUR to undertake search and rescue of stranded migrants;
- rejects EU responsibility towards third countries, leading to an externalisation of borders policy;
- does not guarantee sufficient protection of personal data; and
- relegates the role of European Parliament.
For a full copy of the NGO letter see
http://jrseurope.org/news_releases/JRSJointletterEurosur090712.pdf
Europe: La protection des droits humains doit faire partie du contrôle des frontières
11 juillet 2012
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| Opérations de contrôle des frontières par FRONTEX à la frontière grecque. (FRONTEX) |
| La Commission Européenne a présenté le projet EUROSUR comme un outil strictement technique, alors qu'il s'agit d'une question politique très sensible qui a des implications très importantes en matière de droits fondamentaux des migrants et des demandeurs d'asile. |
Bruxelles, le 11 juillet 2012 – Dans une lettre envoyée au Comité des Libertés Civiles du Parlement Européen, un groupe d'ONG s'inquiète du fait que la création d'EUROSUR (Système de Surveillance des Frontières de l'Union Européenne) ne contient pas de mesures aptes à assurer la sécurité des demandeurs d'asile venus chercher refuge dans le continent.
Au cours des mois à venir, le Comité des Libertés Civiles examinera la proposition de la Commission Européenne concernant la création d'un EUROSUR conduisant à un système de gestion intégré pour les frontières extérieures, en collaboration avec l'agence européenne chargée des frontières européennes, Frontex.
«La Commission Européenne a présenté le projet EUROSUR comme un outil strictement technique, alors qu'il s'agit d'une question politique très sensible qui a des implications très importantes en matière de droits fondamentaux des migrants et des demandeurs d'asile», précise le texte de la lettre.
«Nous prions les Députés Européens de faire en sorte que les récentes propositions de gestions des frontières européennes, comme par exemple EUROSUR, Eurodac, et Smart Borders, ne transforment pas les frontières terrestres et maritimes en zone de haute surveillance au détriment des droits fondamentaux des personnes. Nous aimerions que des clauses de sauvegarde soient incluses dans le système de surveillance EUROSUR, garantissant l'accès aux droits fondamentaux à tous les demandeurs d'asile et à tous les réfugiés », a déclaré Stefan Kessler, Responsable du Service Advocacy au sein du JRS Europe.
«Le projet législatif, qui s'est fixé pour objectif l'amélioration de la sensibilisation et de la capacité de réaction des Etats Membres et de Frontex en matière de prévention de l'immigration clandestine et du franchissement des frontières tant maritimes que terrestres, ne garantit pas une protection suffisante aux migrants et ne démontre pas la nécessité d'un besoin urgent pour un système de surveillance aussi coûteux, au moment même où toute l'Europe est en proie à l'austérité», poursuit le texte de la lettre.
Les préoccupations. Toujours dans cette même lettre, les ONG pointent sept raisons pour lesquelles le projet de la Commission Européenne est incompatible avec le respect des droits humains.
- Il réunit la lutte contre le crime qui consiste à transgresser les frontières et les migrations clandestines;
- Il risque d'être inefficace en matière de prévention des migrations clandestines;
- Il ne fournit pas de sauvegarde effective des droits fondamentaux des demandeurs d'asile;
- Il n'oblige pas Frontex ou EUROSUR à entreprendre des recherches et à sauver les migrants égarés;
- Il rejette la responsabilité de l'Union Européenne sur les pays tiers, ce qui conduit à une externalisation des politiques des frontières;
- Il ne garantit pas une protection suffisante en matière de protection des données personnelles;
- Il délégitime le rôle du Parlement Européen.
Pour une copie du texte intégral en anglais envoyée par les ONG consulter le site
http://jrseurope.org/news_releases/JRSJointletterEurosur090712.pdf
Europa: proteger los derechos humanos en los controles fronterizos
11 juillet 2012
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| Operaciones de control fronterizo realizadas por Frontex en la frontera griega (FRONTEX) |
| La propuesta Eurosur ha sido presentada por la Comisión Europea como un instrumento estrictamente técnico, cuando en realidad es un tema muy político y tiene profundas implicaciones en lo referente a derechos fundamentales de los inmigrantes y solicitantes de asilo. |
En una carta enviada a la comisión de Libertades Civiles del Parlamento Europeo, un grupo de ONG de derechos humanos expresaron su preocupación de que el proyecto de creación de un Sistema Europeo de Vigilancia de Fronteras (Eurosur) no ofrezca garantías para los solicitantes de asilo que buscan protección en el continente.
En los próximos meses, la Comisión de Libertades Civiles examinará la propuesta de la Comisión Europea para establecer un sistema de gestión integrada de las fronteras exteriores, Eurosur, en cooperación con la agencia europea de fronteras, Frontex.
"La propuesta Eurosur ha sido presentada por la Comisión Europea como un instrumento estrictamente técnico, cuando en realidad es un tema muy político y tiene profundas implicaciones en lo referente a derechos fundamentales de los inmigrantes y solicitantes de asilo", dice la carta.
"Pedimos a los diputados del Parlamento Europeo que garanticen que las últimas propuestas de la UE para la gestión de fronteras - Eurosur, Eurodac y las fronteras inteligentes -, no permitan que las fronteras marítimas y terrestres se conviertan en zonas de estricta vigilancia en detrimento de los derechos fundamentales. Nos gustaría que las garantías jurídicas estén reconocidas en el sistema de vigilancia Eurosur, y que se garantice el respeto de los derechos fundamentales de todos los inmigrantes y solicitantes de asilo", dijo el responsable de advocacy del JRS Europa, Stefan Kessler.
"La propuesta legislativa, que asume como objetivo un mejor conocimiento de la situación y capacidad de reacción de los Estados miembros y del Frontex a la hora de impedir la inmigración irregular y la delincuencia transfronteriza en las fronteras exteriores terrestres y marítimas, no ofrece la protección necesaria para los inmigrantes y no justifica la necesidad imperiosa de un modelo tan costoso de vigilancia en medio de un sistema paneuropeo de austeridad", continúa la carta.
Preocupaciones. En la carta, las ONG dan siete razones por las cuales la propuesta de la Comisión Europea es incompatible con los derechos humanos. Según las ONG: combinar la lucha contra la delincuencia transfronteriza y la migración irregular probablemente serà ineficaz a la hora de evitar la inmigración irregular; no establece salvaguardas efectivas para los derechos fundamentales de los solicitantes de asilo; no confiere ninguna obligación al Frontex o a Eurosur de llevar a cabo la búsqueda y el rescate de inmigrantes en peligro; se desdice de la responsabilidad de la UE hacia terceros países, al permitir la externalización de la política de fronteras; no garantiza una suficiente protección de los datos personales, y relega el papel del Parlamento Europeo.
Para obtener una copia completa de la carta de las ONG (en inglés ) ver
http://jrseurope.org/news_releases/JRSJointletterEurosur090712.pdf
Europa: controlli frontalieri e tutela dei diritti umani
11 juillet 2012
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Operazioni di controllo frontaliero condotte da Frontex sul confine greco. (FRONTEX) |
| La proposta legislativa per l'istituzione dell'EUROSUR è stata presentata dalla Commissione Europea come strumento puramente tecnico, mentre invece si tratta di una questione decisamente politica che comporta implicazioni di vasta portata sui diritti fondamentali dei migranti e richiedenti asilo. |
Bruxelles, 11 luglio 2012 – In una lettera indirizzata alla Commissione per le libertà civili del Parlamento Europeo, un gruppo di ONG che si battono per il rispetto dei diritti umani ha espresso preoccupazione a che la progettata istituzione di un Sistema europeo di sorveglianza delle frontiere (EUROSUR) manchi di assicurare le debite tutele ai richiedenti asilo che cercano protezione nel continente.
Nel corso dei prossimi mesi, la Commissione per le libertà civili prenderà in esame la proposta di regolamento portata al vaglio dalla Commissione Europea per l'istituzione dell'EUROSUR, premessa a un sistema integrato di gestione delle frontiere esterne in cooperazione con l'agenzia frontaliera europea Frontex.
Sulla lettera si legge che "la proposta legislativa per l'istituzione dell'EUROSUR è stata presentata dalla Commissione Europea come strumento puramente tecnico, mentre invece si tratta di una questione decisamente politica che comporta implicazioni di vasta portata sui diritti fondamentali dei migranti e richiedenti asilo".
Precisa il senior advocacy officer del JRS Europa, Stefan Kessler: "Chiediamo con forza ai membri del Parlamento Europeo di far sì che agli organismi di gestione delle frontiere di recente proposti, come l'EUROSUR, l'Eurodac e Smart borders, non sia consentito trasformare confini marittimi e terrestri in zone a stretta sorveglianza a detrimento dei diritti fondamentali. Vorremmo che all'interno del sistema di sorveglianza frontaliera EUROSUR siano assicurate tutele legali a garanzia del rispetto dei diritti fondamentali di tutti i migranti e richiedenti asilo".
"La proposta legislativa, che si pone come obiettivo una maggiore presa di coscienza della situazione e un'accresciuta capacità di reazione degli Stati Membri e di Frontex nel prevenire l'immigrazione irregolare e i reati transfrontalieri ai confini esterni terrestri e marittimi d'Europa, non contempla sufficienti tutele per i migranti e non giustifica una pressante esigenza di così onerosi sistemi di sorveglianza in un momento come questo di austerità economica pan-europea".
Preoccupazioni. Nella lettera, le ONG hanno esposto sette motivi per cui la proposta della Commissione Europea sarebbe incompatibile con il principio dei diritti umani. Secondo le ONG, essa:
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assimila la lotta al crimine transfrontaliero alla migrazione irregolare;
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verosimilmente non riuscirebbe a prevenire l'immigrazione irregolare;
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non prevede efficaci tutele dei diritti fondamentali dei richiedenti asilo;
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non obbliga in alcun modo Frontex o EUROSUR a ricercare o a provvedere al salvataggio di migranti in difficoltà;
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respinge la responsabilità dell'UE verso paesi terzi, con conseguente esternalizzazione delle politiche frontaliere;
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non garantisce sufficiente protezione dei dati personali; e
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limita le funzioni del Parlamento Europeo.
Per una copia integrale della lettera delle ONG, vedi:
http://jrseurope.org/news_releases/JRSJointletterEurosur090712.pdf
James Stapleton
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+39 06 69 868 468