Kenya: second time in Kakuma camp
30 agosto 2012
 |
|
| Young people socialise near the new arrivals section of Kakuma refugee camp in Kenya, where tents are used as accommodation for the first few weeks. (Katie Allan/JRS) |
| Having left once with hope and optimism, returning can be a difficult choice to make. |
Kakuma, 30 August 2012 – Many South Sudanese are again being forced into displacement and returning for a second time to Kakuma refugee camp in Kenya, according to JRS field staff there.
A recent report by the Integrated Regional Information Network (IRIN) backed JRS staff observations, putting daily arrivals into Kakuma at between 100 and 150, mostly from South Sudan. It seems that a percentage of these new arrivals are in fact returned refugees who had previously left the camp.
"Areas of South Sudan are being bombed. Nobody is secure in these areas so we come back to Kakuma. There is hunger, because even if we plant our own food, there is no way we can grow it because of war", said one male refugee who lived in Kakuma from 2003–2008 before going home, only to return in May 2012.
Only one year after South Sudan gained independence, conflict in Upper Nile and Unity states over the disputed border zone between Sudan and South Sudan, and tribal clashes in parts of South Sudan, are forcing refugees over the border to Kenya. Having left the camp with the hope of at last rebuilding their lives in their home country, these refugees have to face the crushing reality of a second period of displacement back where they started.
Ethnic clashes. The reasons behind this second wave of returns are not all linked to the current military conflict at the Sudan-South Sudan border area, although this increasing insecurity plays a significant part. Many refugees are returning because continued inter-tribe conflicts in areas like Jonglei state have meant they have been unable to settle safely back home.
Judith* arrived in Kakuma in 2004 and returned to South Sudan in 2008. Now in 2012, she is back in Kakuma along with the ten members of her family.
"My place was destroyed [due to tribal conflict], there was nothing left. There was great insecurity because of the other tribes, hunger, no school. All members of my family wanted to go back to Kakuma and so we did. Here we are now", she said.
The returned refugees are often suffering from a second wave of trauma and require intensive counselling and support when they arrive back in Kakuma. Having left once with hope and optimism, returning can be a difficult choice to make.
Auralia* lived in Kakuma from 2003–2008 and then returned home to South Sudan with her husband and three children, hoping for a new start. However an opposing ethnic group attacked them and they had to flee once more. In flight, she lost her husband, who has tuberculosis and could not keep up with them.
"We were running, running, running. They killed my parents and other relatives, I will never return to South Sudan", Auralia said.
JRS has been working in Kakuma refugee camp since 1992 and provides a programme of psychosocial counselling and primary, secondary and tertiary education for refugees. Recently-arrived South Sudanese refugees were interviewed for this article during a JRS focus group session.
*Not real name
Katie Allan, Regional Communications Officer, JRS Eastern Africa
Kenya: Un deuxième séjour à Kakuma
30 agosto 2012
 |
|
| Dans le camp de Kakuma des jeunes gens socialisent près de la section des nouveaux arrivés où ces derniers sont hébergés sous tentes pendant les premières semaines. (Katie Allan/JRS) |
| Les rapatriés qui redeviennent réfugiés souffrent souvent d'un second traumatisme et à leur arrivée à Kakuma ils ont besoin de conseils et de soutien intensifs. Après être partis avec espoir et optimisme, le retour est souvent un choix douloureux. |
Kakuma, le 31 août 2012 – De nombreux Soudanais sont contraints à des déplacements forcés et à revenir dans le camp de Kakuma pour la deuxième fois. C'est ce qu'a déclaré le personnel du JRS sur place.
Des observations confirmées par un récent rapport du Réseau Régional Intégré d'Information (IRIN). Ce dernier évalue le nombre des arrivées à Kakuma entre 100 et 150 par jour, la plupart des personnes arrivant du Sud Soudan. Il semblerait qu'un certain nombre d'entre elles soient en fait des rapatriés qui avaient quitté le camp.
«Des régions du Sud Soudan sont bombardées. Personne n'est en sécurité, c'est pourquoi nous revenons à Kakuma. La faim règne, car même si nous plantons notre propre nourriture, les plantes ne poussent pas à cause de la guerre », a déclaré un réfugié qui a vécu à Kakuma de 2003 à 2008, avant de rentrer chez lui, pour revenir en mai 2012.
Un an seulement après l'indépendance du Sud Soudan, le conflit dans les états du Nil Supérieur et de l'Unité concernant la très convoitée zone frontalière entre le Soudan et le Sud Soudan, à quoi il faut ajouter les conflits entre tribus dans certaines partie du Sud Soudan, forcent les réfugiés à traverser la frontière avec le Kenya. Après avoir quitté le camp dans l'espoir de reconstruire leur vie dans leur pays d'origine, ces réfugiés sont confrontés à la dure réalité d'un deuxième déplacement dans le lieu qu'ils avaient quitté.
Les conflits ethniques. Les raisons qui sous-tendent cette seconde vague de rapatriements ne sont pas toutes liées à l'actuel conflit militaire sur la frontière entre le Sud Soudan et le Soudan, même si l'insécurité y tient une place importante. De nombreux réfugiés sont revenus à Kakuma à cause des conflits permanents entre les tribus dans des régions comme l'état de Jonglei qui ne leur permettent pas de s'installer en sécurité chez eux.
Judith* est arrivée à Kakuma en 2004 et elle est repartie au Sud Soudan en 2008. En 2012, elle est revenue à Kakuma avec les dix membres de sa famille.
«Mon lieu de vie était détruit [à cause des conflits entre les tribus], il n'y avait plus rien. L'insécurité était grande à cause des autres tribus, de la faim, de l'absence d'école. Ma famille a décidé à l'unanimité de rentrer à Kakuma, et c'est ce que nous avons fait. Et nous y sommes», a-t-elle déclaré.
Les rapatriés qui redeviennent réfugiés souffrent souvent d'un second traumatisme et à leur arrivée à Kakuma ils ont besoin de conseils et de soutien intensifs. Après être partis avec espoir et optimisme, le retour est souvent un choix douloureux.
Auralia* a vécu à Kakuma de 2003 à 2008, après quoi elle est rentrée au Sud Soudan avec son mari et ses trois enfants, dans l'espoir d'un nouveau départ. Malheureusement un groupe ethnique les a attaqués et une nouvelle fois ils ont dû fuir. Dans sa fuite, elle a perdu son mari, celui-ci souffrait de tuberculose et n'a pas pu suivre le rythme.
«Nous avons couru, couru, couru. Ils ont tué mes parents d'autres membres de ma famille. Je ne rentrerai jamais au Sud Soudan», a affirmé Auralia.
Le JRS travaille dans le camp de réfugiés de Kakuma depuis 1992. Il y gère un programme de conseil psychologique, ainsi que l'éducation primaire, secondaire et tertiaire. Des réfugiés sud soudanais récemment arrivés ont été interviewés pour les besoins de cet article au cours d'une session de groupe du JRS.
* Les noms ont été changés.
Katie Allan, Responsable Régional de la Communication pour le JRS Afrique de l'Est.
Kenia: por segunda vez en el campamento de Kakuma
30 agosto 2012
 |
|
| Unos jóvenes socializan cerca de la sección de recién llegados del campamento de refugiados de Kakuma, donde las tiendas se utilizan como alojamiento provisional para las primeras semanas. (Katie Allan /JRS) |
| Después de haber abandonado una primera vez el campamento llenos de esperanza y optimismo, el regreso puede ser una decisión difícil de tomar. |
Kakuma, 31 de agosto de 2012 - Muchos sudaneses del sur se han visto obligados a desplazarse de nuevo y a volver por segunda vez al campamento de refugiados de Kakuma, en Kenia, según informa el personal del JRS sobre el terreno.
Un informe reciente de la Red de Información Regional Integrada (IRIN), una agencia de noticias de la ONU, coincide con las observaciones del personal del JRS, situando la cifra de llegadas a Kakuma entre 100 y 150 al día, en su mayoría procedentes del sur de Sudán. Parece que un porcentaje de estos recién llegados son refugiados que ya habían abandonado previamente el campamento.
"Algunas partes de Sudán del Sur están siendo bombardeadas. Nadie está seguro en estas áreas por lo que decidimos volver a Kakuma. Hay hambre, porque incluso si plantamos nuestros propios alimentos, no hay manera de que los podamos hacer crecer por culpa de la guerra", dice un refugiado que vivió en Kakuma entre 2003 y 2008 antes de regresar a casa, y que, en mayo de 2012 retornó al campamento.
Sólo un año después de que Sudán del Sur se independizara, el conflicto en los estados de Alto Nilo y Unidad, en la zona fronteriza en disputa entre Sudán y Sudán del Sur, los enfrentamientos tribales están obligando a los refugiados a cruzar la frontera con Kenia. Después de haber salido del campamento con la esperanza de rehacer por fin sus vidas en su país de origen, los refugiados tienen que enfrentarse a la realidad aplastante de un segundo desplazamiento, una vuelta al punto de partida.
Enfrentamientos étnicos. Las razones que hay tras esta segunda oleada de retornos no están relacionadas con el actual conflicto militar en la zona fronteriza entre Sudán y Sudán del Sur, si bien este aumento de la inseguridad juega un papel importante. Muchos refugiados están regresando porque los continuos conflictos entre las tribus como ocurre en el estado de Jonglei impiden que puedan salir adelante.
Judith* llegó a Kakuma en 2004 y regresó al sur de Sudán en 2008. Ahora, en 2012, ha vuelto a Kakuma junto con los diez miembros de su familia.
"Mi casa fue destruida [debido a un conflicto tribal], no quedó nada. Había una gran inseguridad a causa de la presencia de otras tribus, había hambre y no teníamos escuelas. Todos los miembros de mi familia querían volver a Kakuma y así lo hicimos. Y aquí estamos ahora", dice esta mujer.
Al regresar a Kakuma, los refugiados retornados a menudo sufren de nuevo traumas que requieren terapia y apoyo intensivos. Después de haber abandonado una primera vez el campamento llenos de esperanza y optimismo, el regreso puede ser una decisión difícil de tomar.
Auralia* vivió en Kakuma entre 2003 y 2008 y luego regresó a su casa en Sudán del Sur junto a su marido y sus tres hijos, con la esperanza de poder volver a empezar. Sin embargo, un grupo étnico rival los atacó y tuvieron que huir de nuevo. En la huida, perdió a su esposo que al sufrir de tuberculosis no pudo seguirles.
"Corríamos, corríamos, corríamos. Mataron a mis padres y a otros familiares, así que ya nunca más volveremos a Sudán del Sur", dice Auralia.
El JRS ha estado trabajando en el campamento de refugiados de Kakuma desde 1992 ofreciendo programas de apoyo psicosocial, educación primaria, secundaria y superior a los refugiados. Los refugiados recién llegados de Sudán del Sur fueron entrevistados para este artículo durante una dinámica de grupo del JRS.
* No es el nombre real
Katie Allan, responsable regional de comunicaciones del JRS África Oriental
Kenya: per la seconda volta al campo di Kakuma
30 agosto 2012
 |
|
Giovani socializzano nei pressi del settore destinato ai nuovi arrivati al campo rifugiati di Kakuma, dove nelle prime settimane si viene ospitati in tenda. Katie Allan/JRS. |
| Lasciato il campo con la speranza di potersi infine ricostruire una vita nel proprio paese, si scontrano invece con la dura realtà di un secondo periodo di sfollamento proprio nel luogo in cui tutto aveva avuto inizio. |
Kakuma, 31 agosto 2012 – Secondo quanto riportato dal personale del JRS presente sul campo, molti sud sudanesi sono di nuovo costretti allo sfollamento e a ritornare quindi una seconda volta al campo rifugiati di Kakuma in Kenya.
Un recente rapporto dell'Integrated Regional Information Network (IRIN), suffragato da osservazioni compiute dal personale del JRS, ha stimato gli arrivi giornalieri a Kakuma tra le 100 e le 150 unità, soprattutto povenienti dal Sud Sudan. Sembra che una percentuale di questi nuovi arrivi sia composta da rifugiati di ritorno, che in un momento precedente avevano lasciato il campo.
"Ci sono zone del Sud Sudan soggette a bombardamenti. Nessuno è al sicuro, ecco perché torniamo a Kakuma. Inoltre, anche se piantiamo degli orti per la nostra sussistenza, a causa del conflitto non abbiamo con cosa coltivarli, e la fame dilaga", ha spiegato un rifugiato che ha vissuto a Kakuma dal 2003 al 2008 prima di rientrare a casa, per poi tornare al campo nel maggio del 2012.
A un solo anno di distanza dall'indipendenza conquistata dal Sud Sudan, il conflitto in atto negli stati dell'Alto Nilo e dell'Unità per la zona frontaliera tra Sudan e Sud Sudan, e gli scontri di matrice tribale in zone del Sud Sudan stanno costringendo i rifugiati a passare il confine con il Kenya. Lasciato il campo con la speranza di potersi infine ricostruire una vita nel proprio paese, si scontrano invece con la dura realtà di un secondo periodo di sfollamento proprio nel luogo in cui tutto aveva avuto inizio.
Conflitti etnici. I motivi di questa seconda ondata di rientri non sono tutti legati all'attuale conflitto militare in atto nelle zone di confine tra il Sudan e il Sud Sudan, anche se la situazione di insicurezza vi gioca un ruolo di primo piano. Molti rifugiati stanno tornando poiché i continui conflitti inter-tribali in aree come quella del Jonglei non hanno consentito loro di reinsediarsi in condizioni di sicurezza.
Judith* è arrivata a Kakuma nel 2004 e ha fatto ritorno nel Sud Sudan nel 2008. Oggi, nel 2012, è di nuovo a Kakuma, insieme ai dieci membri della sua famiglia.
"La mia casa è stata distrutta [a causa del conflitto tribale], e non è rimasto nulla. La situazione era molto insicura per colpa delle altre tribù, della fame, e non c'erano scuole. Tutti i membri della mia famiglia volevano tornare a Kakuma, e così abbiamo fatto. Adesso siamo qui", sono le sue parole.
I rifugiati di ritorno a Kakuma spesso risentono di un trauma che si ripete, per cui necessitano di counselling intensivo e di sostegno. Essendo andati via con speranza e ottimismo, quella di tornare può essere una scelta difficile da fare.
Auralia* ha vissuto a Kakuma dal 2003 al 2008, ed è poi tornata a casa nel Sud Sudan con il marito e tre bambini, sperando in un nuovo inizio. Un gruppo etnico rivale li ha però attaccati e sono dovuti scappare di nuovo. Durante la fuga, Auralia ha perso il marito che, affetto da tubercolosi, non ce l'ha fatta a tenere il passo.
"Correvamo, correvamo, correvamo – ha raccontato. – Hanno ucciso i miei genitori e alcuni altri parenti. Non tornerò mai più nel Sud Sudan".
Il JRS è presente al campo rifugiati di Kakuma fin dal 1992, e offre un programma di counselling psicosociale e di istruzione di primo, secondo e terzo livello destinato ai rifugiati. I colloqui per la redazione di questo articolo con i sudanesi del sud arrivati di recente sono avvenuti nel corso di un incontro di gruppo organizzato dal JRS
*Nomi di fantasia a tutela delle persone
Katie Allan, responsabile regionale per le comunicazioni, JRS Africa Orientale
James Stapleton
international.communications@jrs.net
+39 06 69 868 468