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Ethiopie: L'interdiction de l'éducation à distance est levée
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Après le changement d'orientation du gouvernement, le JRS espère pouvoir offrir aux réfugiés l'opportunité de bénéficier d'études universitaires ; Addis Abeba, Ethiopie (Peter Balleis SJ/JRS)
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| Au moment où la décision concernant la levée de l'interdit a été annoncée de façon inattendue, le JRS se préparait à offrir 30 bourses à des réfugiés érythréens. |
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Mai-Aini, le 21 octobre 2010 – Le ministère de l’éducation a fait appel
contre un décret interdisant les programmes d’éducation à distance.
Bien
que les détails ne soient pas encore connus, le JRS espère qu'il pourra
mettre en œuvre ses programmes d'éducation à distance pour les jeunes
Erythréens réfugiés du camp de Mai-Aini.
Le décret, publié le
23 août, intervient après des recommandations émises par l'Agence
Ethiopienne pour la Qualité et l'Education dans le cadre d'un effort de
protection des normes nationales en matière d'éducation. Toutefois,
après des condamnations publiques émanant des fournisseurs d'éducation,
et une série de rencontre entre les autorités et les parties affectées,
l'interdiction a été levée.
Le décret initial a choqué le JRS.
Celui-ci était en effet occupé à faire en sorte que les réfugiés vivant
dans les camps situés sur la frontière nord puissent avoir la
possibilité de suivre des cours à distance proposés par l'Université de
Mekelle, un établissement supérieur reconnu pour la qualité de son
enseignement.
Plus de 370 réfugiés enregistrés par le JRS
reçoivent une bourse d'études pour l'Université de Mekelle. Suite à un
examen rigoureux, 89 d'entre eux ont pu prendre l'Anglais comme
deuxième langue pour leurs examens. Au moment où la décision concernant
la levée de l'interdit a été annoncée de façon inattendue, le JRS se
préparait à offrir 30 bourses à des réfugiés érythréens.
D'après le personnel du JRS, les réfugiés espèrent qu'ils pourront participer aux cours.
L'optimisme prévaut
«
Depuis que j'ai signé pour les bourses d'études du JRS, je rêve de lire
les manuels scolaires prévus, d'écrire de bons devoirs, de discuter
avec des amis », a déclaré Girma, l'un des leaders des jeunes du camp.
Outre
la levée de l'interdiction pesant sur les cours à distance, le décret
interdit aux institutions éducatives privées de proposer des
programmes relatifs au droit et à la formation des enseignants, et il
limite les programmes de sciences de la santé. Par contre on ne connaît
pas l'impact de l'annonce gouvernementale sur ces cours.
Le
camp de réfugiés de Mai-Aini a ouvert en 2008. A ce jour, il abrite une
population de 11.000 Erythréens qui ont fui un régime autoritaire
caractérisé par la répression politique, la stagnation de l'économie et
la conscription obligatoire. Le JRS a commencé à travailler dans le
camp de Mai-Aini en juin 2010 et aujourd'hui il propose des cours en
conseils divers, sports, musique, arts du théâtre et danse, à 170
réfugiés.
République Démocratique du Congo : Les femmes demandent des actions contre la violence
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Les communautés déplacées ont des besoins urgents en matière de développement et de retour à un état de droit, Goma, République Démocratique du Congo (Peter Balleis SJ/JRS)
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| Sœur Caffi a rendu hommage au courage des femmes congolaises. |
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Rome, le 28 octobre 2010 – Les femmes congolaises sont lasses des
conférences sur la violence, elles veulent des actions pour en
comprendre les racines. C'est ce qu'a déclaré Sœur Teresina Caffi, une
Missionnaire de Marie, travaillant à Bukavu, la capitale de la
province orientale du Sud Kivu.
Le 17 octobre des milliers de
femmes ont manifesté dans les rues de Bukavu pour protester contre les
viols perpétrés par les groupes armés actifs dans la région.
D'après
Sœur Caffi, les femmes ont été particulièrement ciblées pendant la
guerre qui a ravagé la République Démocratique du Congo pendant 14 ans.
Cette violence n'est pas le seul fait d'un soldat en proie à ses
instincts brutaux et qui viole une jeune fille, mais bien plutôt
l'usage de la violence sexuelle pour anéantir un peuple
psychologiquement.
Le fait de violer une femme devant ses
enfants et des membres de sa famille, a poursuivi la missionnaire, est
une tentative délibérée pour anéantir l'humanité d'un peuple.
Sœur
Caffi a expliqué que des années de conflit avaient banalisé la violence
sexuelle. Des enfants témoins du viol de leur mère, il y a vingt ans de
cela, sont désormais des adultes et personne ne sait dans quelle mesure
cette violence a endommagé leur équilibre affectif.
Sœur Caffi
a rendu hommage au courage des femmes congolaises qui ont pu surmonter
de pareilles horreurs avec courage et dignité. Un grand nombre de
femmes qui ont subi cette violence font désormais tout ce qu'elles
peuvent pour retrouver une vie normale et prendre soin de leurs
enfants.
La reconstruction passe par l'éducation
L'école
devrait offrir un environnement protecteur où les jeunes peuvent
s'instruire, en particulier en temps de guerre. Or, elle est devenue un
lieu où les jeunes sont confrontés aux recrutements forcés, aux viols
et autres violations.
L'accès à l'éducation est devenu un luxe
accessible seulement à ceux qui ont de l'argent. C'est ainsi que dans
la province du Nord Kivu, seuls 43 pour cent des enfants peuvent
accéder à l'école, les 57 pour cent restants sont exclus. Parmi les
autres causes qui limitent l'accès à l'éducation, il y a l'absence de
latrines, de points d'eau et de système sanitaire, ceci est
particulièrement vrai pour les filles. Sans compter que le niveau
éducatif de la RDC est très bas.
De son côté, le JRS propose
une assistance humanitaire, en particulier dans les domaines de
l'éducation et de la formation, à des milliers de réfugiés et de
personnes déplacées vivant en RDC. Les civils continuent à souffrir des
conséquences des combats, en particulier dans les parties nord-est et
est du pays.
En 2008, le JRS a commencé un programme global
d'éducation et de protection dans le Nord Kivu, qui propose des
formations à des jeunes, une éducation en primaire et en secondaire,
sans oublier divers services à des personnes en situation de
vulnérabilité, y compris un soutien psychosocial. En 2009, le JRS a
continué à assister plus de 32.000 personnes déplacées.
Australie : Le JRS se réjouit des avancées du gouvernement en matière de détention
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L'un des nombreux centres de détention australiens (JRS, Australie)
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| Il était grandement temps de libérer les enfants et les familles vulnérables des centres de détention |
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Sydney, le 18 octobre 2010 – Le JRS Australie s'est réjoui lorsque le
gouvernement a annoncé son intention de déplacer les enfants et les
familles en situation de vulnérabilité placés en détention vers des
hébergements communautaires.
D'après le JRS, les organisations
communautaires et caritatives à l'œuvre dans ce domaine seront bien
placées pour coopérer avec le gouvernement dans le service à ces
personnes.
« Nous pensons que c'est une bonne initiative, une
bonne réponse à ce que nous JRS et d'autres agences travaillant au
service des réfugiés et des demandeurs d'asile demandons depuis un bon
bout de temps : il est impensable de laisser des gens en détention pour
des périodes indéterminées, en particulier les plus vulnérables, les
mineurs non accompagnés et les familles avec enfants », a déclaré Sacha
Bermudez- Goldman SJ, le Directeur du JRS Australie.
« Cette
initiative va dans le sens des Nouvelles Directives en matière de
Politique de Détention introduites par le gouvernement en juillet 2008
et qui précisaient déjà que le fait de garder des personnes en
détention ne devrait être utilisé qu'en dernier ressort et pour des
périodes de temps limitées. C'est aussi une bonne occasion pour les
communautés et les organisations d'Eglise de s'impliquer et de mettre
leurs ressources au service des plus vulnérables », a ajouté le père
Sacha Bermudez-Goldman SJ.
Donner la priorité aux plus vulnérables
Dans
son communiqué, le gouvernement a annoncé qu'il allait libérer « un
nombre relativement important » d'enfants et de familles vulnérables
qui seraient hébergées dans des hébergements communautaires.
«
Bien qu'il soit difficile d'évaluer le degré de vulnérabilité lorsque
la plupart des personnes concernées sont des enfants, il est clair que
des mineurs non accompagnés, vivant seuls et sans soutien familial,
constituent un groupe hautement vulnérable », a continué le père
Bermudez-Goldman.
Ce changement ouvrira des portes aux mineurs
non accompagnés d'aller enfin à l'école, en leur proposant d'acquérir
des qualifications et des techniques qu'ils pourront ensuite mettre au
service de la communauté s'ils peuvent vivre en Australie, ou dans leur
pays d'origine s'ils doivent rentrer chez eux.
Le père Steve
Curtin SJ, Provincial des Jésuites d'Australie, a déclaré qu'il était
grandement temps de libérer les enfants et les familles vulnérables des
centres de détention.
« On sait maintenant que la détention
prolongée est dommageable pour la santé des personnes, et les Jésuites
se réjouissent de ce que le gouvernement a enfin décidé d'opérer ce
changement », a-t-il déclaré.
Népal : Un tiers des Bhoutanais ont été réinstallés
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Préparer les communautés à des solutions durables, camp de Shanyarima, Népal oriental, (Peter Balleis SJ/JRS)
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| Cela fait plus de 20 ans que 105.000 réfugiés bhoutanais d'origine Lhotsampa ont trouvé refuge au Népal. |
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Rome, le 19 octobre 2010 – Plus de 36.000 réfugiés bhoutanais ont été
réinstallés dans des pays tiers. C'est ce que révèlent de récentes
statistiques du gouvernement népalais. Ceci représente une augmentation
substantielle pour les 20 derniers mois. Depuis janvier 2009, 28.000
réfugiés bhoutanais ont été réinstallés.
La grande majorité de
ceux qui ont bénéficié d'une réinstallation -31.133 personnes – ont été
accueillis par les Etats-Unis ; l'Australie et le Canada en acceptant
quelque 2.000 chacun. Le restant est parti pour le Danemark, la
Nouvelle-Zélande, la Norvège et le Royaume-Uni. 11.732 réfugiés
acceptés par des pays tiers sont en attente de départ.
Au 30
septembre dernier, il y avait 75.671 réfugiés dans les divers camps,
pour un total initial de 111.000. La population bhoutanaise devrait
passer à 71.000 personnes d'ici à janvier prochain, à 55.000 en janvier
2012 et à 30.000 en janvier 2013. A partir de ces données, le JRS pense
que le programme des rapatriements continuera en 2014.
Les
réfugiés ont été divisés en deux catégories : ceux qui privilégient la
réinstallation et ceux qui sont d'accord pour le rapatriement. D'après
des statistiques concernant la réinstallation, en date du 30 septembre
moins de 20 pour cent de la population bhoutanaise réfugiée vivant dans
les camps du Népal oriental n'avaient toujours pas exprimé le désir
d'être réinstallés dans un pays tiers. La plupart des personnes
constituant ce groupe espère toujours pouvoir rentrer un jour chez eux.
Des années d'attente
On
espère que les ordres en provenance d'Australie en novembre, du Canada
et des Pays-Bas en octobre et des Etats-Unis en novembre, fixeront des
dates pour le départ de ceux qui ont été acceptés par ces pays.
Cela
fait plus de 20 ans que 105.000 réfugiés bhoutanais d'origine Lhotsampa
ont fui le Bhoutan et trouvé refuge au Népal en passant par l'étroit
couloir situé en territoire indien qui sépare les deux pays. Les Forces
de Sécurité indiennes ont escorté les réfugiés jusqu'au Népal. Les
autres réfugiés vivent dans les sept camps gérés par le HCR qui se
trouvent dans deux districts du Népal oriental. Un tout petit nombre
essaie de survivre en Inde tant bien que mal.
Au fil des ans, le
Népal et le Bhoutan ont engagé des négociations bilatérales pour
résoudre cette question. Les résultats, qui ont été rendus publics en
juin 2003, montrent que seuls quatre pour cent des personnes concernées
ont obtenu le droit à un retour inconditionnel, 71 autres pour cent
peuvent retourner à condition de remplir des conditions draconiennes,
comme par exemple réussir des tests de langue et accepter de vivre dans
des hébergements spécifiques, etc. Suite aux remous qui ont agité
certains camps, le gouvernement bhoutanais a suspendu le processus au
nom de la sécurité.
Sri Lanka : Les ONG refusent de participer à la commission de réconciliation
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La justice est un élément indispensable à une paix durable et à la réconciliation, Mannar, nord-ouest du Sri Lanka, (Peter Balleis SJ/JRS)
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| L'absence de mesures de protection des témoins est terriblement inquiétante. |
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Rome, le 20 octobre 2010 – Une groupe d'ONG internationales – Human
Rights Watch, Amnesty International et le Groupe International Crisis –
ont refusé une invitation du gouvernement à passer devant la LLRC
(Commission de la Réconciliation et des Leçons Apprises) au nom du
manque de crédibilité de cette dernière.
Dans une lettre
envoyée à la commission, les organisations ont déclaré qu'elles
apprécieraient de passer devant une véritable commission vraiment
décidée à travailler à la responsabilité et à la réconciliation au Sri
Lanka, tout en précisant que ce n'était pas le cas du LLRC.
D'après
les organisations de défense des droits humains, non seulement la LLRC
ne correspond pas aux normes internationales en matière d'enquêtes
impartiales et indépendantes, mais elle travaille, sur fond d'échec
gouvernemental, à traiter de l'impunité et des violations des droits
humains continuelles. En dépit de multiples rapports dénonçant les
violations dans le pays, le Sri Lanka a fait peu de progrès depuis la
fin de la guerre pour résoudre les problèmes soulevés dans ces
rapports.
En plus de ces échecs, les ONG ont déclaré que la
LLRC n'est pas très claire dans ses pratiques ni dans sa structure. En
dépit du mandat qui l'autorise à enquêter sur toutes les allégations
crédibles en matière de violation des droits humains tant par les
rebelles que par les forces gouvernementales, en particulier au cours
des dernières périodes du conflit, la LLRC n'a montré aucun
enthousiasme pour enquêter sur les accusations proférées à l'encontre
des forces armées.
Manque d'indépendance et de protection
Le
minimum pour ce type de commission, c'est l'indépendance de ses
membres. Mais on en est loin pour la LLRC, dans la mesure où le
gouvernement a recruté des hauts fonctionnaires qui ont publiquement
défendu la conduite des militaires face aux accusations de crimes de
guerre.
De plus, l'absence de mesures de protection des
témoins est terriblement inquiétante, en particulier lorsque les
fonctionnaires du gouvernement qualifient de « traîtres » les personnes
accusant les forces gouvernementales.
Sachant que même si la
guerre est finie, le pays est toujours sous état d'urgence, avec des
lois qui criminalisent le discours politique et où il n'y a aucune
enquête significative en matière d'attaques des critiques du
gouvernement.
Ceci mine la capacité de la Commission à mener
des enquêtes crédibles contre les accusations de violation de la loi
internationale. Tant qu'une véritable protection des témoins ne sera
pas garantie, aucune organisation ni aucun individu ne pourront fournir
des informations confidentielles à la Commission.
Pour recevoir une copie de la lettre, consulter le site : http://www.crisisgroup.org/en/publication-type/media-releases/2010/asia/sri-lanka-crisis-group-refuses-to-appear-before-flawed-commission.aspx
Haïti : Cholera, élections et suites du tremblement de terre
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Les terribles conditions de vie de trop nombreux déplacés augmentent la possibilité d'épidémies, Port-au-Prince, Haïti, (Sergi Camara/JRS)
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| « Quelles sont les causes de la vulnérabilité en ce qui concerne Haïti ? » Cette question doit être au centre du processus de reconstruction et du débat électoral. |
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Port-au-Prince, le 26
octobre 2010 – Un mois avant les élections présidentielles et
législatives, prévues pour le 28 novembre, l'épidémie de choléra
retient l'attention des médias nationaux et internationaux.
Le
choléra a déjà fait 380 morts, tandis que 3.600 personnes ont dû être
hospitalisées. Ces chiffres ont été donnés par les autorités sanitaires
qui ont déclaré que la situation s'était stabilisée depuis le 25
octobre.
D'après Nigel Fisher, le vice représentant des
Nations Unies pour Haïti, la situation est critique et il serait
totalement irresponsable de ne pas se préparer à une épidémie encore
plus importante. Face à un possible extension de l'épidémie, de
nombreux analystes se demandent s'il ne faudrait pas mettre un terme à
la campagne électorale pour éviter une nouvelle contamination.
Ce
dernier épisode humanitaire vient au terme d'une année de catastrophes
: le tremblement de terre du 12 janvier, l'ouragan du 24 septembre et
aujourd'hui l'épidémie de choléra. Sachant qu'un groupe d'experts de
l'Université de Purdue, en Inde, a suggéré que le tremblement de terre
de janvier dernier était dû à une ligne de faille située dans la ville
de Léogane située dans la partie occidentale d'Haïti et non comme on
l'avait pensé au départ en République Dominicaine.
Il faut traiter les causes de vulnérabilité
D'après
Edson Louidor, le Responsable de la Communication au sein du JRS Haïti,
il est urgent de traiter ces risques afin d'empêcher ou au moins de
réduire l'impact des catastrophes d'origine naturelle.
« Les
conséquences de ces catastrophes n'ont rien de naturel. La
vulnérabilité des populations est d'abord due à un ensemble de facteurs
socio-économiques, politiques et même culturels qui affectent les
capacités des personnes ou des groupes à anticiper, à faire avec, à
résister et à se remettre sur pied après un phénomène naturel extrême
», a ajouté M. Louidor.
« Quelles sont les causes de la
vulnérabilité en ce qui concerne Haïti ? » Cette question doit être au
centre du processus de reconstruction et du débat électoral.
Les
désastres qui affectent le pays à cause de la vulnérabilité pourraient
et devraient représenter une opportunité pour poser les fondations
d'un Haïti démocratique et soucieux du bien de tous. Malheureusement
l'attention s'est focalisée sur l'urgence humanitaire et l'action
immédiate destinées à répondre à chaque nouveau désastre, sans prendre
en compte des mesures préventives.
Un mois avant les élections,
les candidats n'ont pas réussi à présenter des propositions concrètes
pour résoudre les problèmes du pays, parmi lesquelles on peut citer la
prévention des catastrophes, la réforme agraire, la décentralisation,
les politiques sociales (éducation, logement, santé), le chômage et la
déforestation.
Face à ces questions importantes, le silence
prévaut en matière de fixation des responsabilités, de réponses aux
besoins des populations affectées et déplacées et d'initiatives visant
à protéger les Haïtiens contre les séismes et autres menaces.
Haití: cólera, elecciones y el peligro de un nuevo terremoto
29 octobre 2010
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| Las
terribles condiciones en las que viven muchos desplazados aumentan las
probabilidades de epidemias, Port-au-Prince, Haití (Sergi Camara/JRS) |
| "¿Cuáles
son las causas de la vulnerabilidad in Haití?" Esta es la pregunta que
debería estar en el centro del proceso de reconstrucción y del debate
electoral. |
Port-au-Prince, 26 de octubre de 2010 – A un mes de las elecciones
presidenciales y legislativas en Haití, previstas para el 28 de
noviembre, la epidemia de cólera en el país está en el centro de la
atención de los medios nacionales e internacionales. La
enfermedad ya se ha saldado con la vida de, al menos, 380 personas y ha
provocado la hospitalización de más de 3.600, según las autoridades
sanitarias que declararon que la situación había quedado estabilizada
desde el 25 de octubre. Sin embargo, según Nigel Fisher,
representante especial adjunto del secretario general de las Naciones
Unidas para Haití, la situación es crítica y sería una
irresponsabilidad no prepararse para nuevas y más graves epidemias.
Temiendo incluso un brote mayor, muchos analistas se preguntan si la
campaña electoral debería detenerse para evitar riesgos de nuevos
contagios. Este último drama humanitario llega tras un año de
desastres: el terremoto del 12 de enero, el huracán del 24 de
septiembre y ahora la epidemia de cólera. Además, un grupo de expertos
de la Universidad de Purdue en la India dijo que el terremoto de enero
fue debido a la falla geológica bajo la ciudad de Leogane al oeste de
Haití, y no, como se pensó previamente en la vecina República
Dominicana. Hay que responder a las causas de la vulnerabilidad en HaitíSegún
el responsable de comunicación del JRS América Latina, Edson Louidor,
es necesario responder a estos riesgos para impedir, o al menos
reducir, el impacto de los desastres debidos a fenómenos naturales. "Las
consecuencias de estos desastres no son naturales. La vulnerabilidad de
la población se debe, en primer lugar, a una serie de factores
socioeconómicos, políticos e incluso culturales que afectan a las
capacidades de las personas o grupos para anticiparse, sobrelleva
Belgique : Les ONG demandent que les demandeurs d'asile ne soient pas envoyés dans des états où leur sécurité n'est pas assurée
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Dans le centre de détention de Pagani situé à Lesvos (Grèce) les migrants vivent dans des lieux surpeuplés et privés de sanitaires (MSF)
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| Les Tribunaux nationaux et européens les ont empêchés de renvoyer les demandeurs d'asile vers la Grèce. |
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Bruxelles, le 21 octobre 2010 – Melchior Wathelet, le Ministre belge
des Affaires Etrangères, a décidé de ne plus transférer les demandeurs
d'asile en Grèce, un pays qui ne respecte pas les droits des réfugiés.
C'est désormais la Belgique qui traitera les demandes d'asile.
Amnesty
International, CIRE, Le Comité Belge de Soutien aux Réfugiés, le JRS
Belgique et Vluchtelingenwerk Vlaaanderen se sont réjouis de cette
décision.
Par-dessus tout le JRS et les ONG ont demandé la
révision de la Régulation de Dublin qui autorise le retour des réfugiés
vers des états qui ne garantissent pas suffisamment leur protection.
Cette décision démontre la nécessité de revoir cette régulation.
En
vertu de la Régulation de Dublin, c'est le pays dans lequel arrive le
demandeur d'asile qui est responsable du traitement de la demande
d'asile. Ce qui représente un lourd fardeau pour les états de l'Union
situés sur les frontières.
Cette Régulation devrait être
remplacée par un système plus juste, tant du côté des demandeurs
d'asile que de celui des états. La mise en place d'un mécanisme
temporaire de suspension représenterait une première étape dans la
bonne direction. Il devrait s'appliquer dans le cas où des états sont
confrontés à des flux significatifs de demandeurs d'asile ou lorsque le
processus de détermination des réfugiés ne respecte pas les normes,
qu'elles soient européennes ou internationales.
Le renvoi des
demandeurs d'asile vers de tels états pourrait être temporairement
suspendu au moment où l'Union Européenne leur demande de respecter
leurs obligations et de prendre des mesures destinées à rectifier les
erreurs. A ce jour, seuls quelques états ont suspendu les transferts
vers la Grèce. Un mécanisme de suspension obligerait les états de
l'Union à adopter les mêmes mesures.
Les tribunaux protègent les demandeurs d'asile
La
décision de Melchior Wathelet était attendue depuis longtemps. La Grèce
est l'un des principaux points d'entrée dans l'Union Européenne et elle
représente le cauchemar des demandeurs d'asile. Ils ont obligés de
vivre dans les rues ou sont enfermés dans des centres de rétention
surpeuplés et sans aucune hygiène. La procédure d'asile est un échec
total.
Un Iraquien n'a pratiquement aucune chance d'obtenir la
protection en Grèce, tandis qu'aux Pays-Bas 77 pour cent des demandeurs
d'asile obtiennent le statut de réfugiés. Le HCR a récemment décrit la
situation qui prévaut en Grèce comme un véritable désastre humanitaire.
Au cours des dernières années, le JRS a demandé aux états de
l'Union Européenne de ne plus renvoyer des demandeurs d'asile vers la
Grèce. Depuis ce jour, les réfugiés iraquiens et afghans sont
constamment exposés au risque d'être renvoyés dans leur pays
d'origine.
La Norvège, le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont
récemment adopté la même décision que la Belgique, sans toutefois agir
de leur propre initiative. Les Tribunaux nationaux et européens les ont
empêchés de renvoyer les demandeurs d'asile vers la Grèce.
La
Belgique court actuellement le risque d'être condamnée par la Cour
Européenne des Droits Humains à titre emblématique : en 2009, la
Belgique a renvoyé un demandeur d'asile afghan vers la Grèce.
Aujourd'hui il vit dans la rue sans possibilité d'introduire une
demande d'asile.
La révision de la Régulation de Dublin est
actuellement en discussion au niveau européen. La Commission Européenne
a fait des propositions intéressantes en matière de révision de la
Régulation. Il revient à la présidence belge d'utiliser son poids
politique pour faire en sorte que la révision aboutisse à des formes
allant dans la bonne direction.
Etats-Unis : Le JRS accueille un nouveau Directeur
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Le père Michael Evans devient le sixième Directeur du JRS Etats-Unis, Washington DC, (Christian Fuchs/JRS)
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| « Ils [les réfugiés] ont osé espérer un avenir meilleur, il est en notre pouvoir de leur offrir une nouvelle vie et un nouvel espoir ». |
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Washington DC, le 18
octobre 2010 – Le père Michael Evans SJ est devenu le sixième Directeur
du JRS des Etats-Unis. Il succède au père Kenneth Gavin SJ qui l'an
prochain deviendra Adjoint au Directeur International à Rome.
Le
père Evans a été Directeur Régional du JRS Afrique de l'Est, de 1990 à
1996 ; puis Directeur du Développement et Trésorier de la Province
Jésuite d'Afrique de l'Est, de 2000 à 2010. La grande expérience du
père Evans et sa connaissance du JRS l'aideront et lui permettront de
faire la transition au moment où il aide le JRS Etats-Unis à passer à
une attitude d'accompagnement, de service et de défense des réfugiés
dans le besoin.
Le père Evans rappelle la lettre que le père
Pedro Arrupe, l'ancien Supérieur Général de la Compagnie de Jésus,
avait envoyée aux jésuites en 1980 et dans laquelle il demandait « à
tout Jésuite de par le monde de réfléchir à la manière dont sa vie
personnelle, ses actions, son apostolat institutionnel, etc. pourrait
commencer à apporter une solution à la crise mondiale des réfugiés ».
L'ancien directeur du JRS Etats-Unis intègre le Bureau International du JRS
En
2003, le père Kenneth Gavin SJ avait rejoint le JRS Etats-Unis. Il
avait été provincial des Jésuites de la région de New York de 1996 à
2002.
En 2006, alors qu'il était vice-Président du Conseil
Américain des Réfugiés, le père Gavin a donné un vibrant témoignage
devant le Sous-comité judiciaire du Sénat Américain sur l'importance du
programme américain pour les réfugiés : « Ils [les réfugiés] ont osé
espérer un avenir meilleur, il est en notre pouvoir de leur offrir une
nouvelle vie et un nouvel espoir ».
Le père Gavin a poursuivi la
voie tracée par le JRS en faveur d'un accompagnement passant par le
service pastoral proposés aux étrangers en détention, et a étendu cette
mission aux migrants expulsés dans le cadre du partenariat du JRS
Etats-Unis pour la Kino Border Initiative.
Le père Gavin a
travaillé à l'augmentation de l'impact du JRS Etats-Unis au moyen
d'actions d'advocacy menées à l'occasion de plusieurs actions
internationales. Parmi elles, il faut noter la sensibilisation à la
crise humanitaire en Colombie, le plus important de l'Hémisphère
Occidentale, l'assistance grandissante du Département d'Etat Américain
aux réfugiés colombiens, le soutien en matière de protection des
Tamouls au Sri Lanka et la mise en évidence du sort des réfugiés dans
les divers pays du monde.
« Outre tous les trésors amassés grâce
à ceux qui m'ont soutenu et à tous ceux qui ont travaillé avec moi, en
ce moment je pense à tous les réfugiés et déplacés que j'ai rencontrés
et accompagnés au cours des sept dernières années. A l'image de nombre
de mes prédécesseurs au JRS, ils ont transformé ma vie », a déclaré le
père Gavin.
EE.UU.: el JRS USA da la bienvenida a su nuevo director
29 octobre 2010
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| El P. Michael Evans SJ se convierte en el sexto director del JRS USA, Washington DC, (Christian Fuchs/JRS) |
| Ellos [los refugiados] han soñado un futuro mejor, y en nuestro poder está ofrecerles una nueva vida y una nueva esperanza. |
Washington DC, 18 de octubre de 2010 – El P. Michael Evans SJ se ha
convertido en el sexto director del JRS USA, sucediendo al P. Kenneth
Gavin SJ, que desde el próximo año se convertirá en el asistente del
director internacional del JRS en Roma. El
P. Evans sirvió entre 1990 y 1996 como director regional del JRS África
Oriental y desde 2000 hasta 2010 como director de desarrollo y tesorero
de la provincia jesuita de África Oriental. La amplia experiencia y
conocimientos del JRS del P. Evans le serán de gran utilidad y
permitirán una cómoda transición ya que ayudará a conducir al JRS USA
hacia un futuro de acompañamiento, servicio y defensa de los refugiados
necesitados. El P. Evans recuerda todavía la carta que Pedro
Arrupe SJ, antiguo Superior General de la Compañía de Jesús, escribió
en 1980, pidiendo a "cada jesuita del mundo que tuviera en
consideración cómo su vida personal, sus acciones, su apostolado
institucional, etc. podrían responder a la crisis mundial de los
refugiados." El ex director del JRS USA va al JRS InternacionalEn
2003, el P. Kenneth Gavin SJ se incorporó al JRS USA. Había sido el
Provincial Jesuita en el área de Nueva York de 1996 a 2002. Como
vicepresidente del Refugee Council USA, en 2006, el P. Gavin dio un
convincente testimonio al Subcomité judicial del Senado sobre la
importancia del programa nacional para refugiados diciendo, "ellos [los
refugiados] han soñado un futuro mejor, y en nuestro poder está
ofrecerles una nueva vida y una nueva esperanza." El P. Gavin
mantuvo el enfoque del JRS del acompañamiento a través del servicio
pastoral a no-nacionales detenidos, y amplió la misión a los
inmigrantes deportados mediante la singular asociación del JRS USA en
la Iniciativa de la Frontera de Kino. El P. Gavin trabajó para
aumentar el impacto del JRS USA ampliando la incidencia política en
múltiples asuntos internacionales. Esto incluye la sensibilización
sobre la crisis humanitaria en Colombia, la mayor del Hemisferio
Occidental, aumentando la ayuda del Departamento de Estado de los
EE.UU. a los refugiados colombianos, abanderando la protección al
pueblo tamil en Sri Lanka, y centrándose en el clamor de los refugiados
urbanos en todo el mundo. "Además de en el inestimable apoyo de
amigos y colaboradores, en este momento mi mente está pensando en todos
los refug
International : Le JRS commémore ses 30 ans, « Donner la priorité aux réfugiés »
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Grâce à l'intuition du père Pedro Arrupe SJ, ancien supérieur général de la Compagnie de Jésus, le JRS assiste des millions de réfugiés depuis 30 ans (JRS)
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| De par le monde, le JRS propose des services en éducation primaire et secondaire, universitaire et professionnelle, à quelque 280.000 enfants, jeunes gens et adultes |
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Rome, le 29 octobre 2010
– Le 14 novembre 1980, dans un monde dominé par l'idéologie et la
dépression – les Jésuites se sont tournés vers les besoins éducatifs et
humanitaires des boat people vietnamiens, ce qui avait signé l'acte de
naissance du JRS. Aujourd'hui, le nombre de déplacés est passé de 16 à
45 millions.
Pour commémorer 30 années de service auprès des
réfugiés, trois organisations jésuites – le JRS, le Centre Astalli et
Magis – organisent une série d'événements le mois prochain. Le 9
novembre, Mark Raper, l'ancien Directeur International du JRS, donnera
une conférence à l'Université Pontificale Grégorienne : « Le monde
mobilisé. La réponse des Jésuites aux Réfugiés ».
Les 13 et 14
novembre, un concert aura lieu après la célébration de la messe. Ils
seront donnés par le groupe Sonidos de la tierra dans les églises du
Gesù et de San Saba.
L'orchestre composé de quarante jeunes
musiciens originaires de communautés marginalisées, dont certaines sont
déplacées, jouera des musiques modernes et traditionnelles originaires
d'Afrique, d'Asie, d'Amérique Latine et d'Europe. Au-delà des barrières
linguistiques et culturelles, le thème se veut un témoignage en faveur
d'un monde en paix dans lequel les frontières ont été abolies.
Veiller à la profondeur de la mission
Trente
ans après la vision initiale du père Pedro Arrupe, fondateur et ancien
Supérieur Général de la compagnie de Jésus, une organisation
humanitaire internationale ayant des projets dans 51 pays du monde, a
considérablement étendu la diversité et l'étendue de ses services :
éducation, assistance d'urgence, santé, protection des droits humains.
Des services qui touchent plus d'un demi million de réfugiés.
Tout
en proposant une grande diversité de services pour combattre les
déplacements de populations, notre spécificité c’est l’éducation pour
offrir un futur aux réfugiés. De par le monde, le JRS propose des
services en éducation primaire et secondaire, universitaire et
professionnelle, à quelque 280.000 enfants, jeunes gens et adultes.
Au
cours de ces trente années, le JRS est resté fidèle à sa mission :
allant là où les besoins sont les plus grands et n'en partant qu'une
fois les solutions trouvées. Le JRS travaille avec des réfugiés, en
collaboration avec des personnes de bonne volonté, loin de tout
prosélytisme, et accueille des personnes de toutes traditions prêtes à
partager et aider à sa mission.
Internacional: el JRS conmemora 30 años, anteponiendo a los refugiados
29 octobre 2010
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| Gracias
a la intuición del P. Pedro Arrupe SJ, antiguo superior general de los
jesuitas, el JRS ha podido ayudar a millones de refugiados en todo el
mundo en los últimos 30 años, (JRS) |
| En
todo el mundo, el JRS ofrece educación primaria, secundaria y superior
así como formación profesional a cerca de 280.000 niños, jóvenes y
adultos. |
Roma, 29 de octubre de 2010 – El 14 de noviembre de 1980 – en un mundo
dominado por las ideologías y la represión – los jesuitas se
movilizaron para responder a las necesidades humanitarias y educativas
de los 'boat people' vietnamitas. Así nacía el JRS. Hoy, la cifra de
personas desplazadas por la fuerza en todo el mundo ha pasado de 16 a
45 millones. Para
conmemorar los 30 años de servicio a los refugiados, las tres
organizaciones jesuitas – JRS, Centro Astalli y Magis – están
organizando una serie de eventos: el 9 de noviembre a las 16:00,
conferencia en la Universidad Gregoriana, "El Mundo Movilizado. La
Respuesta Jesuita a los Refugiados," impartida por el ex director del
JRS Internacional, Mark Raper SJ; y el 13 y 14 de noviembre, una misa y
un concierto en las iglesias de San Saba y de Gesù, respectivamente,
seguidas de un concierto de los jóvenes músicos de Sonidos de la Tierra. La
orquesta, formada por un grupo de 40 jóvenes músicos de comunidades
marginales, algunos de ellos desplazados forzosos, interpretarán piezas
modernas y tradicionales de África, Asia, América Latina y Europa. El
tema, superando barreras culturales y lingüísticas, es un testimonio
del sueño de un mundo en paz y sin fronteras. Mantener la profundidad de la misión del JRSTreinta
años después de aquella visión de su padre fundador y ex superior
general de la Compañía de Jesús, Pedro Arrupe SJ, el JRS, una
organización humanitaria internacional con proyectos en 51 países, ha
aumentado espectacularmente el nivel y el alcance de sus servicios:
educación, asistencia de emergencia, salud, protección de los derechos
humanos, sirviendo a más de medio millón de personas. Aunque el
JRS ofrece una serie de servicios para combatir las consecuencias del
desplazamiento, está especializado en educación, ofreciendo a los
refugiados una esperanza para el futuro. En todo el mundo, el JRS
ofrece educación primaria, secundaria y superior así como formación
profesional a cerca de 280.000 niños, jóvenes y adultos. A lo
largo de estos 30 años, el JRS se ha mantenido fiel a su misión: ir
adonde la necesidad sea mayor y marcharse sólo cuando los retos de los
refugiados hayan sido ya resueltos. Trabajando en colaboración con toda
la gente de buena voluntad, sin ninguna presencia proselitista, el JRS
invita a gente de todas las tradiciones a compartir y a ayudar en su
misión.
Internazionale: il JRS celebra il suo trentennale ponendo al
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